Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · 2018-05-30
Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2018-05-30
Wortprotokoll
Durant le débat, nous avons constaté qu'il y avait trois types de positions. Le centre et la droite, du groupe PDC jusqu'au groupe libéral-radical, soutiennent avec pragmatisme le projet. A gauche, on a parlé de plus de sécurité et d'un contrôle renforcé sur les armes. Globalement, toutes ces formations politiques, du groupe libéral-radical jusqu'au groupe socialiste,le groupe des Verts compris, reconnaissent les prouesses réalisées par le Conseil fédéral lors des négociations à la suite du renforcement de la directive sur les armes décidé par l'Union européenne. Dans le groupe UDC, les orateurs ont tiré à boulets rouges sur le projet: perte de droits pour les citoyens, inutilité de ces mesures pour lutter contre le terrorisme.
Nous traitons la modification de la loi sur les armes, mais, dans ce dossier, en réalité, il est question avant tout de Schengen, l'accord qui est à l'arrière-plan de notre débat. La parole la plus forte sur le sujet a été exprimée par Monsieur Addor, qui prétend qu'il n'y aurait aucun problème pour la Suisse en cas de non-reconnaissance de la directive européenne sur les armes, que les autres Etats parties à l'accord de Schengen n'oseraient jamais nous fermer la porte au nez. Je vous laisse, Monsieur Addor, la responsabilité de vos paroles. Il n'y a qu'à l'UDC que l'on tient ce discours. Dans vos rangs, je crois savoir qu'il n'y a pas que des fans de l'accord de Schengen.
Trois propositions de minorité nous sont soumises: une première vise à ajourner l'examen du projet, une autre la non-entrée en matière et la dernière le renvoi au Conseil fédéral. Il est impossible d'adopter l'une ou l'autre parce que nous n'en avons pas le temps. Il y a un délai de deux ans à tenir depuis la décision de l'Union européenne. Donc, nous devrons avoir terminé nos travaux, référendum compris, en mai 2019.
La commission a chaque fois rejeté, par 15 voix contre 9, les différentes propositions défendues par les minorités.
Au nom de la majorité de la commission, je vous demande d'entrer en matière.