Savary Géraldine · Ständerat · 2018-06-12
Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2018-06-12
Wortprotokoll
Mon intervention sera relativement brève, mais je souhaite dire quelques mots sur la réponse à mon interpellation. Premièrement, je suis satisfaite du fait que le Conseil fédéral considère les violences sexuelles envers les populations civiles comme quelque chose de gravissime, comme une arme de guerre utilisée dans des conflits entre populations. Ces violences sont d'une efficacité tragiquement redoutable puisque des personnes sont définitivement traumatisées, des familles brisées, des communautés accablées de honte, en proie à la colère, l'humiliation, et parfois certains de ses membres sont rejetés, en particulier les femmes et les enfants.
Mon interpellation avait, deux objectifs. D'abord, elle visait à faire le point pour savoir de quelle manière la Suisse s'engageait concrètement pour accompagner les victimes de violences sexuelles dans les conflits, en Suisse et dans le[NB]monde. Ensuite, elle porte sur une manifestation en particulier - et je suis assez précise dans les questions que je pose -, à savoir une manifestation qui a déjà eu lieu en 2014 et qui aura lieu en 2019 à Londres: le grand sommet international concernant la question des violences sexuelles dans les conflits. Lors de ces sommets, il y a véritablement un engagement des Etats qui y participent, afin de faire le bilan des mesures qui ont déjà été prises et de fixer de nouveaux objectifs à atteindre.
Sur le premier objectif de mon interpellation, je suis satisfaite; je me rends bien compte du travail du Conseil fédéral et de la Confédération, qui font pas mal de choses, et je salue les mesures prises. Le Conseil fédéral reconnaît, dans son message sur la coopération internationale que la question des violences sexuelles dans les conflits est un sujet prioritaire pour le programme de la législature 2017-2020. Le Conseil fédéral soutient les projets d'assistance aux victimes, finance des plates-formes de coordination, met du personnel à disposition au sein des agences des Nations Unies. Donc je pense que la Suisse ne démérite pas sur cette question.
Là où j'aimerais avoir une réponse, soit positive soit négative mais une réponse, c'est à propos de la chose suivante. Nous avons en Suisse des institutions qui participent régulièrement aux sommets internationaux de Londres. Cela a été le cas en 2014, cela le sera de nouveau en 2019. Si la Suisse s'y engageait, dans un cadre où le bilan est vraiment positif, les mesures futures le seront sans doute aussi. C'est autour de ces points que tournait mon interpellation. Le Conseil fédéral répond qu'on n'en sait rien parce qu'on est pas complètement au courant. D'où la question que je pose.