preparatory:AB 234637
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2018-09-18
Wortprotokoll
Nous avons affaire, avec cette question, à une problématique qui a déjà été souvent discutée sur le plan politique. Nous avons affaire, avec les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité, à une problématique importante dans la mesure où elle entrave le bon développement de l'enfant.
Ce qu'il faut voir, c'est que depuis 2011, il y a une stabilisation de la consommation de Ritaline, puisque c'est le sujet concerné. On peut en déduire que, depuis 2011, avec cette stabilisation de la consommation, la prescription de ce type de médicament s'est également stabilisée.
Deuxième élément: nous ne devons pas, nous ne pouvons pas et nous ne souhaitons pas non plus limiter la marge de manoeuvre du médecin. C'est le médecin qui doit pouvoir décider quel est le traitement approprié. Il a pour cela la liberté de décider si la prescription de Ritaline ou d'un médicament de ce type est indiquée.
Ce qu'il faut dire, c'est qu'en dehors du domaine médical se pose aussi la question de l'utilisation non médicale de la Ritaline. A notre connaissance, on peut dire que c'est quelque chose de rare, puisque seule 0,6 pour cent de la population adulte est concernée au cours de sa vie.
Le Conseil fédéral veut, comme votre commission, je crois pouvoir le dire, et également comme l'auteure de la motion d'ailleurs, réduire autant que possible le recours aux médicaments. Nous souhaitons le faire et d'après les informations que nous avons, tant les diagnostics que la prescription de Ritaline correspondent aux règles reconnues des sciences médicales. Nous allons suivre cela avec beaucoup d'intérêt; ce n'est pas quelque chose qui va sortir de notre radar. Nous continuerons notamment à oeuvrer dans le cadre de nos compétences, en collaboration avec les cantons, de manière à ce que l'accompagnement des enfants et des jeunes présentant un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité soit amélioré.
Il n'est pas nécessaire pour cela d'adopter la motion, raison pour laquelle nous proposons, tout comme votre commission, de la rejeter.