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Glättli Balthasar · Nationalrat · 2018-09-27

Glättli Balthasar · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion · 2018-09-27

Wortprotokoll

Il est question aujourd'hui de modifier la loi sur les étrangers et la loi sur l'asile. L'élément le plus important qui est proposé, ce sont les dispositions en lien avec les voyages des réfugiés reconnus.

En fait, il s'agit - et j'insiste sur ce point, Monsieur Fluri - d'une nouvelle "lex Erythraea". Les affirmations concernant les voyages en Erythrée, cependant, ne deviennent pas correctes si on les répète mille fois. Malheureusement, peu de gens savent qu'il y a deux générations d'Erythréens en Suisse. La première est celle qui est composée de ceux qui ont fui il y a de nombreuses années, car sympathisants d'Isayas Afeworki, le président actuel. Entre-temps, eux, ils ont reçu un permis de séjour indépendant - un permis C et, dans certains cas, même la nationalité suisse. Ces personnes n'ont plus besoin du statut de réfugié, et ils et elles peuvent aussi se rendre en Erythrée en toute légalité.

Il y a ensuite une deuxième génération d'Erythréens: ceux qui ont fui ces dernières années le dictateur Afeworki. Dans le débat public, ces deux groupes sont mêlés de manière totalement trompeuse. C'est ainsi que nous disposons aujourd'hui d'une loi qui a été à nouveau renforcée par le Conseil des Etats et par la commission du Conseil national pour répondre à une question qui n'existe pas.

La majorité nous propose également, non seulement de durcir les dispositions concernant le retour dans le pays d'origine, mais aussi d'introduire la possibilité d'interdire globalement les voyages dans les pays voisins de l'Etat d'origine. Toutefois, les critères selon lesquels un voyage dans le pays d'origine n'entraîne pas automatiquement la révocation de l'asile ne sont pas clairement définis.

Etant donné que nous, les Verts, sommes d'avis - à l'instar, d'ailleurs, de la Commission de gestion qui a enquêté sur ce sujet - qu'il n'y a aucune raison de supposer l'existence d'une mauvaise gestion de l'administration, nous pensons également qu'une législation générale comme celle qui nous est proposée est totalement erronée.

C'est pourquoi nous vous proposons de ne pas entrer en matière.