Fournier Jean-René · Ständerat · 2019-03-07
Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · CVP-Fraktion · 2019-03-07
Wortprotokoll
En ouverture de cette nouvelle matinée de session, permettez-moi, chères et chers collègues, de profiter du fait que nous sommes réunis à la veille de la Journée internationale des droits des femmes pour rendre hommage à celle qui fut la première conseillère aux Etats de notre histoire, la députée radicale genevoise Lise Girardin.
Madame Girardin a pris place dans cette enceinte en 1971, après que les Suisses eurent accordé le droit de vote et d'éligibilité à leurs concitoyennes. Elle s'est assise à la place numéro 18, celle qu'occupe actuellement notre collègue Janiak. Son nom figurera désormais sur une plaquette, qui se trouvera en dehors des sessions à côté du numéro de la place 18, pour lui rendre hommage et afin que la conquête des droits civiques des femmes reste présente dans l'esprit des nouvelles générations.
Entre 1946 et 1951, huit cantons refusent d'accorder les droits civiques aux femmes. En 1959, 66,9 pour cent des électeurs masculins refusent le droit de vote aux femmes.
Ich erinnere Sie heute gerne daran, dass es mein Kanton Wallis war, der, als Wiege der politischen Gleichberechtigung, Frauengeschichte schrieb. (Heiterkeit) Erst am 7. Februar 1971 wurde das Frauenstimmrecht endlich auf eidgenössischer Ebene eingeführt. Lange vierzehn Jahre früher sorgte der Urnengang im Walliser Ferienort Unterbäch für[NB]enormes Aufsehen. Unter Berufung auf die kommunale Autonomie beschloss der Gemeinderat im Vorfeld der eidgenössischen Abstimmung vom 3. März 1957, auch die Frauen[NB]abstimmen zu lassen - Ungehorsam im Interesse der Gleichstellung von Frau und Mann. Unterbäch, das Rütli der Schweizer Frauen im fortschrittlichen Wallis, war der Zeit Jahre voraus. Wer weiss, ohne die Pionierrolle von 33 Frauen, die damals in Widerspruch zu den Weisungen der Bundesbehörden an die Urne gingen, wäre vielleicht im Jahre 1971 Lise Girardin nicht zur ersten Ständerätin gewählt worden.
A l'époque, pour s'imposer comme femme, il fallait une volonté de fer. Mais Madame Girardin, comme ses collègues femmes du Conseil national, ne s'est pas laissée démotiver. En 1971, quand les femmes obtiennent enfin les droits civiques, elle se lance dans la course au Conseil des Etats, course qu'elle gagne. Sous le couvercle du pupitre occupé par Madame Girardin, actuellement occupé par notre collègue Janiak, figurera un résumé de sa carrière politique. J'aimerais vous le lire: "Lise Girardin prit place au pupitre numéro 18 pour le parti radical-démocratique. Durant une législature, elle s'engagea pour une assurance maternité, la décriminalisation de l'avortement, ainsi que la loi sur l'adoption et la filiation. Elle fut la première femme élue au Conseil des Etats, après avoir été la première femme membre de l'exécutif de la ville de Genève, dès 1967, et, toujours à Genève, la première Suissesse à occuper la fonction de maire en 1968, fonction qu'elle occupa également en 1972 et 1975."
Madame Girardin fut donc une pionnière "multirécidiviste". Elle voulait participer aux débats, elle voulait que son avis compte, et elle a réussi contre vents et marées. Aujourd'hui, nous saluons en elle, et en toutes les femmes qui se sont engagées pour les droits civiques, un courage et une détermination sans faille, que nous pouvons applaudir. (Applaudissements)