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Berger Michèle · Ständerat · 2002-06-19

Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-06-19

Wortprotokoll

Les écoles de commerce continuent d'être en souci. La perplexité règne toujours. Tout d'abord, parce que les cantons ont peu été impliqués dans la définition des structures et des contenus de la formation professionnelle. Toutes ces écoles ont pratiquement été mises devant le fait accompli. De plus, l'orientation de l'ordonnance d'application de la loi et le doute sur la prise en compte de la volonté formulée par Conseil national ravivent l'inquiétude des écoles de commerce. Je pense donc qu'il est important de mentionner les écoles de commerce et de travailler avec elles pour leur permettre de trouver des solutions qui satisfassent tant à la loi qu'à leur statut de formation en école. Il est évident que trouver des places d'apprentissage pour 80 pour cent d'élèves en formation scolaire est impossible. Il faut donc tenir compte de toute la pratique qui existe déjà dans ces écoles.

Monsieur le Conseiller fédéral, vous nous avez dit: "Les écoles de commerce vont continuer d'exister." Mais la suppression de leur mention dans la loi, la généralisation de stages, fait naître un sentiment d'insécurité par rapport à cette voie de formation. Or, la spécificité des écoles de commerce mérite d'être reconnue, d'autant plus que celles-ci sont totalement intégrées dans la formation professionnelle. Il faudra donc prévoir d'autres solutions pour tenir compte de l'apprentissage en école - comme les échanges scolaires qui favorisent l'apprentissage des langues -, ou que des formations poussées, en informatique et bureautique, puissent également être considérées comme des formations duales.

Aujourd'hui, la plupart des élèves trouvent un travail immédiatement après leur formation en école, et sont efficaces dès leur engagement. Les nombreux courriers que nous avons reçus nous le prouvent. La filière duale et la voie de l'école de commerce peuvent se rejoindre dans une équivalence à l'obtention d'un certificat fédéral de capacité. Il faut donc que les prescriptions de l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie permettent aux écoles de commerce de se maintenir tout en évoluant.

C'est donc dans un souci de pérennité et d'évolution que je vous demande de soutenir la proposition de la minorité.