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Parmelin Guy · Bundesrat · 2019-09-11

Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2019-09-11

Wortprotokoll

Suisse Tourisme est chargé par la Confédération de promouvoir la Suisse en tant que pays de vacances et de tourisme. Le Conseil fédéral vous propose, pour ceci, d'adopter un plafond de dépenses de 220,5 millions de francs. Cela a été largement accepté par le Conseil national, par 108 voix contre 69 et 2 abstentions, ceci pour mémoire.

J'aimerais rappeler aussi que, pour les années 2016 à 2019, le Conseil fédéral avait également proposé 220,5 millions de francs pour Suisse Tourisme. Or, au moment du budget, le Parlement, vous, Mesdames et Messieurs, n'avez finalement approuvé que 210,7 millions de francs pour la période 2016-2019.

Donc, le Conseil fédéral, par rapport à cette décision, vous propose une légère augmentation. Monsieur le conseiller aux Etats Schmid, ce n'est pas une diminution que nous vous proposons, c'est une légère augmentation par rapport à la précédente décision du Parlement, qui avait décidé 210,7 millions de francs. Nous proposons 220,5 millions de francs. Je suis obligé de corriger ce point.

Si on prend les périodes précédentes, pour voir l'effort qui a été fait, il suffit de remonter à 2004-2007: il y avait à l'époque 178 millions de francs; nous sommes à 220,5 millions de francs. On ne peut pas dire que nous avons négligé de mettre l'accent sur les nouveaux défis et d'apporter de l'aide.

Il convient aussi de rappeler qu'il n'y a pas seulement cet aspect qui est soutenu par le Conseil fédéral, il y a aussi d'autres instruments. J'en ai parlé tout à l'heure, il y a la Nouvelle politique régionale, dont l'une des priorités est le tourisme - cela vient aussi en complément -, la Société suisse de crédit hôtelier ou encore - il faut quand même le rappeler aussi - le taux réduit de TVA.

De plus, je l'ai dit aussi en introduction, le tourisme a déjà bénéficié depuis 2009, et durant les années critiques, de nombreux programmes d'impulsion, ce qui lui a permis d'améliorer sa compétitivité. Depuis 2017, il a aussi profité de la reprise. En outre, une nouvelle stratégie touristique, largement soutenue, est mise en oeuvre et pourra être évaluée ces prochaines années.

J'aimerais reprendre deux ou trois points de vos interventions durant ce débat.

Madame la conseillère aux Etats Fetz, vous avez dit qu'il vous manquait un débat sur les vrais défis à relever pour le tourisme, que l'enjeu ne se situe peut-être pas sur un montant de dix millions de francs de plus ou de moins. Le Conseil fédéral peut vous suivre sur cette réflexion, et c'est pour cela qu'il est en train de réfléchir, au niveau du SECO, au niveau du département, à la manière - et ce sera la réponse aussi au postulat Brand 15.3228 -, de mieux cibler les investissements, et de faire en sorte que l'argent investi dans certains secteurs ait un effet de levier qui bénéficie aux régions de montagne.

Aujourd'hui, on constate régulièrement, et c'est inquiétant, la dépopulation de ces régions. Les touristes veulent de bonnes infrastructures, mais si les jeunes personnes qui étudient dans les régions de plaines, dans les grandes cités urbaines, ne retournent ensuite pas dans ces régions, vous pouvez y installer toutes les infrastructures que vous voulez, à la fin, on aura un problème. Cela nous préoccupe, et c'est sur ce problème que nous travaillons actuellement, et c'est pour cela que je suis en train de mettre sur pied ce groupe d'accompagnement, afin de déterminer quel serait le meilleur effet de levier à ce niveau.

Donc la remarque est pertinente. La solution n'est certainement pas facile à trouver parce qu'il y a dans la politique certaines contradictions. Là aussi, à quoi cela sert-il d'accorder plus de moyens pour des investissements si une autre loi contrecarre ces projets d'investissement? Il peut y avoir, par exemple, la loi sur l'aménagement du territoire ou la loi sur la protection des eaux qui ne permettent pas de faire certains investissements dans une région. Dans ce cas, cela ne sert à rien d'investir 10, 20 ou 30 millions de francs sur un projet, s'il est bloqué en raison d'une procédure devant un tribunal, qui a la fin dit que le projet ne respecte pas les conditions légales. Nous sommes en train d'approfondir ces aspects, afin d'attribuer le mieux possible les moyens financiers, soit là où on aura un effet de levier pour les prochaines années. Voilà les éléments complémentaires que je voulais apporter. Nous faisons donc un effort.

Concernant la durabilité, le SECO a l'intention de renforcer aussi l'importance de cet aspect dans l'accord de coopération que nous avons avec Suisse Tourisme pour les années 2020-2023. Nous devons conclure cet accord cette année. La stratégie qui vise à reconquérir les clients européens et à attirer davantage de voyages individuels via les transports publics, c'est aussi un sujet sur lequel le département travaille.

Nous estimons que le montant de 220,5 millions de francs qui vous est proposé représente une légère augmentation et que ce montant est suffisant. Le Conseil national a été très clair à ce sujet.

Je vous demande donc de suivre la proposition de la minorité Föhn et d'en rester à la décision du Conseil national. [PAGE 650]