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Berset Alain · Bundesrat · 2019-09-23

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2019-09-23

Wortprotokoll

Monsieur Feller, je commence par votre première question. Les coûts supplémentaires attendus sont de l'ordre de 100 millions de francs. Ils proviennent essentiellement du transfert de prestations de psychothérapie médicalement nécessaires financées par les patients eux-mêmes ou par des assurances complémentaires.

Le Conseil fédéral est parvenu à la conclusion que le changement de modèle et les coûts supplémentaires générés sont appropriés par rapport aux besoins, c'est-à-dire un accès simplifié et des soins améliorés, et ce en particulier pour les enfants et les adolescents, ainsi que pour les adultes, dans les cas d'urgence. Le Conseil fédéral a également prévu différentes mesures pour prévenir une augmentation injustifiée des prestations. Un monitorage et une évaluation seront effectués ces prochaines années pour surveiller les répercussions de cette nouvelle réglementation au niveau des coûts et des soins et pour pouvoir aussi, le cas échéant, adapter les règles.

J'en viens maintenant à votre deuxième question. Les études scientifiques et l'enquête suisse sur la santé mentionnées dans le commentaire relatif à la révision des dispositions que vous mentionnez ont montré que les enfants et les jeunes, ainsi que les adultes en situation d'urgence, n'accèdent pas assez rapidement à un traitement. En effet, jusqu'à plusieurs mois peuvent s'écouler avant qu'un jeune en dépression bénéficie d'un suivi psychothérapeutique. Traiter les maladies plus rapidement aussi permettra d'éviter des thérapies de longue durée, qui sont très coûteuses.

De même, détecter de manière précoce certaines problématiques pourrait permettre d'éviter une éventuelle prise en charge future par l'assurance-invalidité. La prescription d'un médecin de premier recours facilite l'accès à la psychothérapie, qui débute ainsi à temps, à la différence du modèle de délégation, qui nécessite de consulter au préalable un médecin spécialiste en psychiatrie et en psychothérapie.

En outre, il est utile de préciser qu'avec le modèle de délégation, les psychiatres et spécialistes en psychiatrie et psychothérapie ne peuvent superviser qu'un nombre limité de psychologues. Le modèle actuel de délégation n'est pas suffisant pour couvrir la pénurie de psychothérapies, que j'ai également évoquée tout à l'heure. Ainsi, il a été jugé irréalisable de garantir un système efficace sur la seule base de l'amélioration du modèle de délégation.