Salvi Pierre · Nationalrat · 2002-09-25
Salvi Pierre · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-09-25
Wortprotokoll
Comme c'est indiqué dans le rapport du Conseil fédéral, il s'agit, à la suite du rapport sur la politique de sécurité, d'adapter les instruments aux menaces actuelles et à celles qui se dessinent. Cela a été dit, soit.
Nous devons donc aujourd'hui nous préoccuper de la conception de la protection de la population et de la nouvelle loi qui en découle. Ce projet, nous le saluons, poursuit les réformes lancées dans les années nonante en s'orientant de manière claire vers l'aide en cas de catastrophe, qu'elle soit d'origine naturelle ou technologique. Il renforce la collaboration avec les partenaires - police, sapeurs-pompiers, santé publique, services techniques et protection civile - en clarifiant les rôles respectifs de chacun. Ainsi, dans le souci d'éviter les redondances, on supprime en quelque sorte l'obligation du port simultané de la ceinture et des bretelles.
[PAGE 1408] Différentes propositions ont été faites par les membres socialistes de la commission; elles ont été rappelées. Du moment qu'il est question aujourd'hui d'une approche plus philosophique que pratique, nous regrettons que le principe de l'obligation de servir n'ait pas été remis en question à cette occasion. En effet, si on observe différents exemples européens, il est clair que la tendance y serait parfaitement favorable; d'ailleurs, cela vaut également pour l'armée.
La majorité des membres socialistes a admis ce qui a été rappelé par M. Banga tout à l'heure, à savoir la nécessité de pouvoir, pour les autorités communales, recourir en deuxième priorité à la protection civile; une proposition sera faite dans ce sens.
Pour le surplus, l'obligation de construire des abris dans certaines situations confine à l'absurde. Ce qui est encore plus absurde, c'est évidemment de poursuivre la perception des taxes compensatoires, alors qu'à l'évidence 120 ou 130 pour cent de la population d'une commune pourrait être abritée en cas de nécessité.
Nous reviendrons sur ces thèmes à l'occasion de l'examen de diverses propositions, et nous vous remercions par avance de votre soutien.