Parmelin Guy · Bundesrat · 2020-05-05
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2020-05-05
Wortprotokoll
Nous sommes tous d'accord sur le fait que c'est un dossier extrêmement sensible, surtout dans le cadre de la pandémie de coronavirus. La problématique de l'apprentissage est devenue un problème très aigu. M. Aebischer Matthias l'a dit, la loi sur la formation professionnelle, en son article 13, permet à la Confédération de prendre des mesures pour corriger les déséquilibres sur le marché de la formation professionnelle initiale. Nous avons aussi les articles 54, 55 et 59 qui permettent le financement de projets spécifiques.
Dans le cadre des crédits approuvés par le Parlement avec le budget 2020, le SEFRI dispose donc de certains moyens financiers pour la promotion de projets. Au total, les fonds approuvés par le Parlement s'élèvent à près de 48 millions de francs pour la promotion de projets. Cela nous donne donc une certaine flexibilité pour définir l'orientation des mesures.
En outre, il faut noter que, cette année, quelques dépenses dans la promotion de projets de formation professionnelle vont être supprimées en raison précisément de la crise du coronavirus. Ainsi la fondation Swiss Skills vient de reporter les Swiss Skills 2020 à 2022. Cela permettra, dans cette masse de 48 millions de francs, de libérer encore des fonds pour mieux mettre l'accent sur l'apprentissage et la promotion de la formation professionnelle.
Nous avons donc la base juridique et les moyens financiers pour entreprendre des mesures ciblées. Nous sommes [PAGE 528] actuellement au travail avec les partenaires de la formation professionnelle. Ils sont engagés dans cette problématique au sein de l'organe de pilotage "Formation professionnelle 2030" en formant et dirigeant le groupe de travail "Recrutement des apprentis". Le but est de trouver des solutions rapides et facilement applicables.
Pour unir encore mieux ces forces, pour que tout le monde tire à la même corde dans la même direction, j'ai chargé le SEFRI de mettre en place une "task force" Perspectives apprentissage 2020 qui, jusqu'à la fin de l'année, va travailler extrêmement dur sur le sujet. Elle doit pouvoir réagir rapidement à l'évolution de la situation, de manière souple, agile et efficace. Elle doit garantir aux cantons, qui sont des partenaires extrêmement importants, aux entreprises formatrices et aux jeunes le meilleur soutien possible; elle doit aussi renforcer les acteurs locaux.
L'urgence, il ne faut pas l'oublier, est à différents endroits. Elle consiste d'une part, lors du passage de l'école obligatoire à la formation professionnelle, à être extrêmement attentif quand il y a des résiliations de contrats d'apprentissage, par exemple pour cause de faillite. D'autre part, il y a aussi le passage de l'apprentissage au marché du travail. Nous avons en plus une situation extrêmement différente d'un canton à l'autre. Vous avez des cantons qui sont extrêmement actifs. Demain, certains vont par exemple participer à la Journée intercantonale de la formation professionnelle à la radio; ou ils ont déjà mis en place eux-mêmes leur propre "task force".
Ce qu'il nous faut donc, ce ne sont pas des mesures fédérales centralisées, mais bien un soutien aux mesures prises par les cantons et les organisations du monde du travail. Elles sont de différents ordres - je ne vais pas les évoquer ici. Sachez simplement qu'il y a du travail, que nous sommes au travail et que nous allons tout faire pour passer ce mauvais cap et essayer d'assurer pour la jeune génération qui est en apprentissage ou qui va quitter l'apprentissage les meilleures conditions possibles pour la suite de la carrière professionnelle.
Merci de soutenir cette motion.