Clivaz Christophe · Nationalrat · 2020-06-10
Clivaz Christophe · Nationalrat · Wallis · Grüne Fraktion · 2020-06-10
Wortprotokoll
L'objectif de réduction des émissions de CO2 pour le parc de véhicules neufs est la mesure la plus importante pour réduire les émissions de CO2 dans les transports, un domaine où je vous rappelle que les émissions de CO2, aujourd'hui, sont encore supérieures à celles de 1990. Le parc de véhicules suisse est un des plus polluants d'Europe et aucun progrès n'a été accompli ces dernières années. [PAGE 818]
Les objectifs fixés dans la loi ne sont pas particulièrement ambitieux ou irréalistes puisqu'ils sont largement alignés sur ceux de l'Union européenne.
Le groupe des Verts rejettera les différentes propositions de minorité qui visent à faire de cette loi un tigre de papier. Nous soutenons les propositions de minorité qui visent à[NB]renforcer[NB]le[NB]dispositif et nous en avons déposé plusieurs en ce sens.
Nous nous opposons notamment à ce que le Conseil fédéral fixe des objectifs d'émissions de CO2 pour les poids lourds, qui soient inférieurs à ceux de l'Union européenne.
Nous voulons aussi que des objectifs intermédiaires annuels soient fixés, afin d'assurer un progrès constant vers une Suisse décarbonée. Nous voulons également un soutien plus marqué à l'électromobilité.
La part des émissions de CO2 à compenser par des mesures prises en Suisse doit, elle, être augmentée. C'est tout à l'avantage de la Suisse, au niveau de l'emploi, que de financer la transition dans le pays plutôt qu'à l'étranger.
Les Verts regrettent que le principe de la neutralité climatique pour les installations soumises à étude d'impact sur l'environnement n'ait pas été intégré dans la loi, comme l'avait décidé le Conseil des Etats, car on ne peut pas continuer à construire de nouvelles infrastructures qui soient incompatibles avec les objectifs climatiques de la Suisse. Il est vrai que des éclaircissements sont nécessaires sur la mise en oeuvre d'un tel principe. C'est la raison pour laquelle la commission a chargé l'administration de se pencher sur le sujet, et le Conseil des Etats pourra donc y revenir dans ses travaux.
Comme représentant d'un canton de montagne, on me pose souvent la question suivante: cette loi ne va-t-elle pas pénaliser les régions périphériques où nombre d'habitants n'ont pas d'autre choix que de voyager en voiture? La réponse est non, car les modifications prévues dans la loi vont profiter financièrement aux automobilistes, comme l'a dit tout à l'heure M. Paganini, car en mettant sur le marché des véhicules consommant moins de carburant, on réduit d'autant la facture pour les automobilistes.