Cassis Ignazio · Bundesrat · 2020-06-11
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2020-06-11
Wortprotokoll
Vous avez déjà accepté de libérer des moyens dans le cadre du supplément IIa au budget 2020 la semaine passée - il était à l'ordre du jour de votre séance du 4 juin dernier. La Suisse participe à l'endiguement de la pandémie de Covid-19 et à la gestion des suites de la pandémie aussi au niveau international. Ceci est dans notre intérêt, car la pandémie ne s'arrête pas aux frontières. En tant un pays fortement interconnecté, la Suisse a un intérêt à la stabilisation de l'économie mondiale et à la prise en charge de l'urgence humanitaire.
Nous venons de discuter la Stratégie de politique extérieure 2020-2023 et de ses quatre priorités: paix et sécurité, prospérité - "Wohlstand" -, durabilité et numérisation. Ce que nous sommes en train de faire maintenant touche ces quatre points. La paix et la sécurité, évidemment: si les gens ont faim, ils sont déstabilisés et cela va causer des flux migratoires. C'est le premier point qui est touché. Deuxièmement, la durabilité. Il s'agit avec ce genre de crédit de créer les bases pour de nouvelles perspectives et une croissance durable. Troisièmement, la numérisation, qui va avec la durabilité. Avec cet argent, on peut faire repartir, après le "lockdown" appliqué dans plusieurs pays, des économies en s'appuyant sur des technologies nouvelles, qui permettent plus de respect de l'environnement par rapport à ce qui a été fait par le passé. Quatrièmement, la prospérité, qui est nécessaire afin que règnent la paix et la sécurité.
Vous voyez que les quatre thèmes centraux de la Stratégie de politique extérieure du Conseil fédéral trouvent un écho et peuvent parfaitement être mis en oeuvre dans ce premier pas concret en matière de politique étrangère, comme cela a été souhaité lors de la discussion de tout à l'heure.
Les conséquences du virus sont encore plus graves dans les pays en voie de développement que dans le nôtre. Il est clair que si l'on attrape une maladie en étant plus faible, la maladie sera plus sévère que si elle touche des personnes en meilleure santé.
Le Fonds monétaire international prévoit la pire récession de son histoire pour notre continent voisin, l'Afrique. Selon le [PAGE 493] Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes qui souffrent de la faim de manière sévère pourrait doubler et atteindre plus de 250 millions de personnes d'ici la fin de cette année.
Mit den bewilligten Nachtragskrediten wird die Motion 20.3131 der APK-N folgendermassen unterstützt: Im Umfang von insgesamt 100 Millionen Franken unterstützen wir einerseits die humanitären Appelle des Internationalen Komitees vom Roten Kreuz zusammen mit der Internationalen Föderation der Rotkreuz- und Rothalbmondgesellschaften, das ist der sogenannte rote Appell; der blaue Appell umfasst dann die UNO und die UNO-Agenturen. Dazu gab es einen grossen dritten Appell der G-20-Länder bezüglich Hilfe in Höhe von 8 Milliarden Franken, bei dem sich die Schweiz auch gemeldet und positiv eingebracht hat. Andererseits leisten wir zusätzlich bilaterale Hilfe und liefern humanitäre Hilfsgüter. Darüber hinaus richten wir viele laufende DEZA-Programme gezielt auf die Bewältigung der Covid-19-Krise aus.
Bei Projekten im Gesundheitsbereich oder zur Ernährungssicherheit - Gesundheit und Ernährung sind ja jetzt die zwei Schwerpunkte der humanitären Krise - berücksichtigen wir systematisch die besonderen Herausforderungen der Pandemie. Die Hälfte dieser 100 Millionen Franken wurde aus dem regulären Budget finanziert, und für die zusätzlichen Mittel wurden auch die Covid-19-bedingten Kreditreste eingesetzt, z. B. solche, die sich infolge abgesagter Reisen und Veranstaltungen ergaben. Der Lockdown gilt auch für die Schweiz und für die Schweizer Bundesverwaltung; demzufolge wurden viele Spesen nicht beansprucht, weil eben alles stillstand.
Zudem stellt die Schweiz die Soforthilfe mit der Gewährung eines zinslosen Darlehens in Höhe von 200 Millionen Franken an das IKRK sicher.
Humanitäre Hilfe allein reicht jedoch nicht für die nachhaltige Bewältigung dieser ausserordentlichen Krise. Deshalb unterstützen wir mit 60 Millionen Franken die Entwicklung und Bereitstellung von Diagnostika, Therapien und Impfstoffen bezüglich Covid-19 in Entwicklungsländern.
Mit all diesen Massnahmen erfüllt der Bundesrat das Anliegen der Motion, aber auch das Anliegen der Präsenz der Schweiz in der Welt, im Sinne der aussenpolitischen Strategie.
Der Bundesrat empfiehlt deshalb diese Motion zur Annahme.