Berset Alain · Bundesrat · 2020-09-07
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2020-09-07
Wortprotokoll
C'est une question très importante. Nous sommes très attachés au livre et à toute la chaîne qui le concerne, depuis l'écriture, jusqu'à la production, la vente et l'atteinte du lectorat. Nous connaissons l'importance et la fragilité de cette chaîne en Suisse, alors que nous avons une production nationale extrêmement intéressante, sur laquelle nous nous penchons chaque année, par exemple avec les prix suisses de littérature. Nous avons également des travaux significatifs en matière de traduction, afin de garantir l'accès à des oeuvres importantes de part et d'autre des régions linguistiques. Aujourd'hui, beaucoup de choses se font. Vous avez mentionné la crise du coronavirus. Evidemment, le domaine du livre, et les maisons d'édition notamment, a aussi été touché. Le Conseil fédéral a mis en place une série d'outils pour essayer de répondre aux besoins, entre autres la possibilité d'avoir accès au chômage partiel, ou à ce type d'aides, durant la phase où tout était ralenti. Il nous semble cependant que les choses peuvent aujourd'hui reprendre. C'est le cas pour les librairies, qui avaient été contraintes de fermer.
Dans ce domaine, il importe de considérer, encore et toujours, le travail entre les cantons, les villes, les communes et la Confédération. Il est vrai que la Confédération ne peut pas satisfaire tous les souhaits existants, mais il paraît très important que nous soyons présents pour souligner l'importance de ces domaines et de ces branches. Nous sommes également présents dans le domaine du livre. Pour la bande dessinée, que vous avez mentionnée, je considère, à titre personnel, que c'est un art très important - ceux qui me connaissent le savent. La bande dessinée est mentionnée dans le dernier message déjà. Vous me direz: "Oui, mais il faut que cela se traduise aussi en espèces sonnantes et trébuchantes." Encore une fois, nous ne pouvons pas tout faire à la fois. Nous avons été très durs dans nos décisions de priorisations. Avec les moyens financiers à disposition, qui n'étaient pas très importants, nous avons dû privilégier le développement de programmes qui avaient déjà été lancés, comme "Jeunesse et musique" ou les échanges linguistiques. A cela s'ajoute la question du Musée national suisse, qui doit fonctionner avec davantage de moyens. Cela n'enlève toutefois rien à la pertinence et à l'importance des domaines que vous avez mentionnés.