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Français Olivier · Ständerat · 2020-09-14

Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-09-14

Wortprotokoll

Je dirai aux trois intervenants - mais en particulier à certaines intervenantes: Mesdames, je vous félicite pour votre engagement et pour la défense de vos idées. Toutefois, je ressens de votre part une agression à l'égard de nos pairs, tant ceux d'hier que ceux d'aujourd'hui. Vous faites croire que les décideurs politiques qui sont aujourd'hui aux affaires, ou que ceux du passé, n'ont pas eu de préoccupations pour la santé d'autrui, et pour les habitants de ce pays. Personnellement, votre ton agressif m'indispose, tant vous avez été véhémentes à l'égard de nous tous, et aussi de ceux qui ont pris des décisions hier. Acceptez que certains d'entre nous estiment que votre initiative va trop loin - bien sûr, c'est votre droit de penser le contraire et je le respecte -, mais vous pouvez aussi accepter qu'il puisse y avoir des contre-propositions faites par des parlementaires, et en particulier des membres de la commission, voire même du Conseil fédéral.

Vous avez dit très clairement que rien n'a été fait dernièrement, et que rien n'a été fait aujourd'hui: c'est un mensonge. Je vous rappelle qu'au fil du temps, l'évolution de l'utilisation de pesticides par des agriculteurs démontre très clairement une diminution. Il y a aussi, de la part de la branche, une volonté d'apporter des solutions neutres. En cela, je ne peux pas accepter vos propos selon lesquels rien ne se fait.

Concernant le cycle de l'eau, la Suisse a été un exemple pendant très longtemps, mais elle a aussi fait des erreurs. Je parle d'erreurs qui ont été faites au sein de ce Parlement. Lorsqu'il a fallu lutter contre les micropolluants, je me suis personnellement battu pour que l'ozonation ne soit pas utilisée, alors même que l'Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l'eau recommandait encore ce traitement comme quelque chose de positif. Il a fallu faire des essais pour démontrer que cela était cancérigène. La disposition en question, chère Madame, date d'il y a moins de quatre ans. De grands spécialistes des universités - ces chercheurs auxquels vous faites référence -, pensaient que c'était la bonne solution, mais ils ont démontré, grâce à la recherche, qu'il fallait faire autrement. Et c'est en cela qu'il faut avoir un tout petit peu d'humilité par rapport aux recommandations que nous donnent les chercheurs qui nous accompagnent, au même titre qu'il faut aussi avoir de l'humilité par rapport[NB]à[NB]nos[NB]connaissances actuelles dans le domaine du coronavirus.

Vous avez raison sur un point, c'est que l'agriculture industrielle n'est sans aucun doute pas une réussite puisqu'elle a des conséquences très néfastes pour notre nature, mais ne fustigez pas tous les décideurs d'hier.

Aujourd'hui, on a des décisions à prendre, des décisions pour garantir, comme vous l'avez dit, le principe de précaution, avec des mesures à prendre par rapport aux dangers qui nous menacent, mais on doit également garantir la sécurité alimentaire de notre pays, comme cela a été réclamé très fortement par notre population il n'y a pas si longtemps. Dès lors il y a des solutions à trouver ensemble, mais ce n'est pas en nous agressant, comme vous l'avez fait, que l'on trouvera des solutions.