Grin Jean-Pierre · Nationalrat · 2020-09-16
Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2020-09-16
Wortprotokoll
Dans mes deux propositions de minorité, je ne remets pas en question la participation suisse à l'augmentation de capital de ces deux banques. Toutefois, je souligne le fait que le Conseil fédéral a présenté son message au Parlement avant l'éclatement de la crise du coronavirus. Eu égard à la situation budgétaire désormais tendue et à l'ampleur du nouvel endettement, j'estime que chaque engagement financier supplémentaire de la Confédération doit être examiné avec la plus grande prudence. Dans ce contexte je soutiens, avec mes propositions de minorité, la participation suisse sur le principe, en précisant toutefois que les moyens concernés doivent être compensés dans le crédit-cadre de la coopération au développement.
Je vous rappelle que notre Parlement, pour la coopération internationale et l'aide au développement des années 2021 à 2024, a accepté un crédit-cadre de 11,25 milliards de francs, soit plus de 2,8 milliards de francs par année. Mes propositions de minorité visent à demander la compensation du crédit de 217,5 millions de francs - qui comprend la réserve de 19,8 millions de francs pour les fluctuations de change - prévu pour notre participation à l'augmentation du capital du Groupe de la Banque mondiale et la compensation du crédit de 109,69 millions de francs prévu pour l'augmentation du capital de la Banque africaine de développement par le crédit-cadre Coopération au développement, que nous avons déjà accepté. Comme l'achat des actions du Groupe de la Banque mondiale s'étendra de 2021 à 2024, soit sur quatre ans, et celui des actions de la Banque africaine de développement de 2021 à 2028, soit sur huit ans, la compensation est tout à fait prévisible et possible au fil des années, ceci sans conséquences importantes pour notre aide au développement. Ces deux montants représentent une infime minorité du crédit-cadre qui lui est dévolu, avec deux réserves pour la fluctuation de change, d'environ 30 millions de francs, que nous n'aurons sûrement pas besoin d'activer. Un signal doit être donné afin que ce crédit-cadre comprenne la totalité des différentes aides, et non que l'on rajoute toujours par la bande de nouveaux crédits.
Je vous demande de suivre mes deux propositions de minorité, qui s'inscrivent dans la logique des priorités à donner en cette période difficile pour nos finances.