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Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2002-09-19

Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2002-09-19

Wortprotokoll

C'est vrai que le terme "Federführung" n'est pas tout à fait le même que celui de "direction", mais je crois que les instances chargées du Musée alpin suisse sont tout à fait en mesure de poursuivre les travaux. Je peux d'ailleurs vous assurer que les contacts entre le musée et l'OFEFP et entre le musée et l'OFC sont tout à fait établis. Il faut aussi veiller à ce que le canton de Berne participe à l'opération. Comme nous étions auparavant trois partenaires, il faut que les deux partenaires restants assument vraiment leurs responsabilités. Les discussions sont actuellement en cours. Dans ce sens, je ne crois pas que vous puissiez demander à la Confédération de jouer un rôle absolument en pointe et prétendre qu'elle ne respecte pas le conseil de fondation, d'un côté, et le canton, de l'autre. Nous sommes tout à fait conscients des difficultés causées au Musée alpin suisse par le retrait de la participation de la Ville de Berne, et nous considérons qu'il faut trouver une solution. Je ne suis d'ailleurs même pas totalement sûre - je tiens à le dire ici, même si nous sommes prêts à accepter le chiffre 1 du postulat, parce qu'il vaut vraiment la peine d'être examiné - que ce soit vraiment en vertu de l'article 69 de la constitution qu'il faille agir. L'application de cet article se révélera extrêmement difficile.

[PAGE 695] Quelles sont les institutions d'importance nationale que la Confédération devrait reprendre ou financer? Bientôt, je discuterai dans l'autre Chambre d'une demande de financement un peu plus massive pour le Musée des transports. Actuellement, on nous offre des musées à tous les coins de rue, si vous me permettez l'expression. Cela ne signifie pas du tout que le Musée alpin suisse, vu le rôle qu'il a à jouer, notamment en termes d'information, vu l'importance de l'espace alpin, celle des collections et le fait que depuis 1993 nous participons étroitement à son financement - j'ai recherché les papiers sur la fondation - ne mérite pas que nous lui accordions un intérêt très particulier.

En déclarant être prêts à accepter le chiffre 1, nous avons pris en même temps l'engagement, Monsieur Maissen, d'aborder les problèmes à court terme tels que vous les avez évoqués, d'empêcher qu'il y ait des dommages. Actuellement, c'est l'OFEFP qui gère la collaboration Confédération-Musée alpin suisse. Pour le moment, il n'est pas sûr que l'implantation à l'OFEFP ne soit pas aussi la bonne. Le musée est financé sur la base du crédit de protection de la nature et des monuments - je crois que c'est le nom en français, sinon je dois le corriger. Sur ce plan-là, il y a une responsabilité conjointe de l'OFEFP, qui l'a pris en charge, et de l'Office fédéral de la culture. Il faut aussi, sur le plan de l'administration, voir, en fonction des activités du musée, où sont vraiment les priorités du travail de ce musée. C'est dans ce sens-là que je comprends le fait d'être prêts à accepter le chiffre 1. Le mandat est plus large que de se diriger uniquement vers la piste de l'application de l'article 69 de la constitution.

Enfin, nous ne pouvons pas assumer un rôle ou nous attribuer un rôle qui doit être joué conjointement par la fondation elle-même, le canton et la Confédération. Mais nous ne sommes pas passifs, nous n'attendons pas que les autres agissent. Nous sommes prêts à jouer un rôle qui est à la mesure de l'intérêt que nous portons à ce musée.