Crottaz Brigitte · Nationalrat · 2020-09-21
Crottaz Brigitte · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2020-09-21
Wortprotokoll
Nous abordons de nouveau le sujet de la coopération internationale en raison d'une divergence à l'article 2a, dont la Commission des finances a demandé la suppression, ce qui a été accepté par le Conseil des Etats. Toutefois, une minorité demande son maintien.
Nous nous étions déjà opposés à l'article 2a en juin dernier, sans succès. La Commission des finances a relevé l'incohérence du texte, qui divise les moyens de paiement par quatre et considère ces tranches comme des valeurs maximales par année. Fixer cette contrainte revient de fait à décréter un "frein à l'endettement" portant spécifiquement sur la coopération internationale, alors que d'autres domaines bénéficient aussi de crédits-cadres quadriennaux, comme la défense, la formation ou l'agriculture. Par ailleurs, comme le plan financier prévoit une augmentation des montants pour la coopération internationale entre 2021 et 2023, accepter cet article 2a conduirait de fait à une réduction des moyens pour la coopération internationale d'au moins 123 millions de francs sur les quatre ans. Ceci serait en totale contradiction avec les résultats de la consultation, dans laquelle 1 pour cent seulement des participants demandaient une réduction de l'aide, alors que 55 pour cent demandaient une augmentation.
Comme cela a déjà été dit en juin, le parti socialiste souhaite que les montants alloués à la coopération internationale [PAGE 1714] soient augmentés à 0,7 pour cent du revenu national brut, ou au moins au 0,5 pour cent fixé par le Parlement en 2011. Nos différents amendements dans ce sens n'ont malheureusement pas été entendus pour l'instant, mais nous maintenons que cela devrait être un but réaliste à la fin de cette législature. Il est donc tout à fait inacceptable qu'une diminution de l'aide à la coopération soit introduite en acceptant cet article 2a. Le Conseil des Etats a fait preuve de bon sens et de cohérence en suivant l'avis de la Commission des finances et en biffant cet article 2a. Nous vous invitons à en faire de même.
La coopération internationale est aujourd'hui plus nécessaire que jamais pour atténuer la crise sanitaire présente et la crise climatique à venir. C'est précisément en temps de crise qu'une coopération internationale forte et une aide humanitaire efficace sont indispensables.
Nous vous demandons donc de vous rallier à la décision du Conseil des Etats, en biffant l'article 2a, pour rester cohérents dans notre politique de solidarité.