Lexipedia

Meyer Thérèse · Nationalrat · 2000-03-20

Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-03-20

Wortprotokoll

J'ai écouté avec beaucoup d'attention les rapporteurs qui vous ont relaté les faits regrettables qui amènent aujourd'hui notre Conseil à se prononcer sur l'assainissement des Chemins de fer fribourgeois. Mais, comme députée au Grand Conseil du canton de Fribourg, j'avais déjà vécu l'exercice dans mon canton, et bien souvent, on a dit ici que les propositions avaient été acceptées sans discussion. Cela n'a pas été le cas: il y a eu trois heures de discussion et ensuite, c'est vrai, les propositions ont été acceptées sans opposition, avec quelques abstentions. Donc, je puis vous apporter ici un éclairage complémentaire.

Je vous présente peut-être un autre volet de la vie des GFM. Ceux-ci ont eu un rôle déterminant pour le développement économique et touristique du canton de Fribourg. La compagnie des transports publics a permis de relier les vallées les plus reculées; elle a permis aux jeunes de se former dans les centres. Et à l'époque où la chance souriait aux audacieux, les activités privées des GFM - déménagements, camionnage, excursions - étaient bénéficiaires et couvraient en partie les déficits des transports publics, économisant plusieurs millions de francs au canton et à la Confédération. Et cela, vous ne le saviez pas, j'en suis sûre.

Il est certes vrai qu'à la fin des années quatre-vingt, la chance n'a plus souri aux audacieux, et un plan de réorganisation, qui comportait des achats de halles, des ventes de terrains et des mises en valeur n'a pu être mené à bien totalement; des dépassements de coûts de construction sont aussi apparus; les conventions avec la Confédération n'ont pas pu être conclues, ce qui n'a rien facilité. Je dois vous dire encore une chose, que je résume: jusqu'en 1997, les GFM ont été sous-indemnisés par les pouvoirs publics. Le représentant du Conseil fédéral le sait bien.

Ensuite, il y a une négociation qui a été conclue entre la Confédération et le canton de Fribourg. La somme, qui était de près de 40 millions de francs au départ, n'est plus que de 16,596 millions de francs. Une convention a été conclue à deux tiers pour le canton, un tiers pour la Confédération, ce qui fait, pour cette dernière, une participation de 5,532 millions de francs. Aujourd'hui, les GFM disposent d'organes dirigeants renouvelés. Les contrôles sont rigoureux. Les comptes sont résolument dans les chiffres noirs, et la caisse de pensions a été remise à une institution privée. Elle est couverte à plus de 100 pour cent, de plus le canton a versé sa part.

C'est pour toutes ces raisons que j'ose m'adresser à vous et que je vous demande, avec mes collègues fribourgeois, de voter les projets de loi et d'arrêté du Conseil fédéral. Ma proposition, identique à la proposition de minorité, n'est pas extravagante: elle vous demande de laisser le Conseil fédéral tenir l'engagement pris lors de la négociation. C'est une contribution des pouvoirs publics pour une compagnie de transports publics.

J'espère que vous adopterez ma proposition.