Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2002-11-27
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2002-11-27
Wortprotokoll
J'irai un peu dans le même sens.
Monsieur Mathys et mes collègues du groupe de l'Union démocratique du centre, vous nous invitez souvent, à mon avis à juste titre, à être davantage à l'écoute aussi des réactions et des sentiments du peuple, que vous exprimez. Mais nous pouvons aussi vous demander peut-être un peu plus de cohérence.
En effet, en matière de politique étrangère, on a longtemps dit que l'on avait à Genève la Croix-Rouge internationale, et que celle-ci en était un élément essentiel, notamment par sa dimension humanitaire. Eh bien maintenant, nous avons d'autres choses à Genève, dont je puis vous assurer qu'elles commencent aussi à avoir un grand écho - un grand écho pour la Suisse -, et qu'elles rendent un grand service à la communauté internationale. Cela va vraiment dans le sens de ce que vous voulez en général. Pensez donc qu'avec le Partenariat pour la paix, le Centre de politique de sécurité, le Centre international de déminage humanitaire, le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées, et j'en passe, la Suisse a beaucoup à offrir; ce sont des structures qui ont un label suisse et qui sont extrêmement importantes pour la politique étrangère. Ce n'est pas du vent, ce n'est pas une espèce d'internationalisme apatride. C'est une participation de la Suisse à un effort international qui a lieu à Genève et qui a le label suisse. Alors, de grâce, surtout ne remettons pas cela en question.
Evidemment, si vous nous dites que ces crédits devraient figurer au chapitre du Département des affaires étrangères! Pourquoi pas? Mais dans ce cas, il fallait faire une proposition dans ce sens. Pourtant, moi j'aime assez qu'ils figurent au chapitre du Département de la défense, de la protection de la population et des sports, car c'est en effet un nouveau concept, une nouvelle dimension de la politique de sécurité qui est combinée avec la politique étrangère. M. Ogi, votre ancien conseiller fédéral, a été un grand promoteur de cette politique; M. Samuel Schmid aussi. Je vous assure qu'ils n'étaient ni l'un ni l'autre des demi-conseillers fédéraux, mais qu'ils étaient pour la Suisse des conseillers fédéraux à part entière, et ils ont véritablement été très utiles à notre pays en matière de politique de sécurité. Et très crédibles! Par conséquent, ce serait une faute de ne pas inscrire ces éléments dans le cadre de la politique de sécurité.
En ce qui concerne la promotion de la paix sur le terrain, vous n'étiez pas très chauds pour les soldats suisses à l'étranger. Mais vous êtes respectueux de la volonté du peuple. Le peuple est d'accord avec l'idée des soldats suisses à l'étranger pour la promotion de la paix, et même des soldats armés pour défendre la paix. Alors, il faut les moyens. Dès le moment où nous avons accepté cette dimension, à Genève et sur le terrain, de notre politique de sécurité, il faut les moyens.
Je crois que ce serait un mauvais signe, une mauvaise oeuvre et finalement un mauvais acte politique qui n'irait même pas dans votre cohérence, qui serait contraire à la cohérence que vous devriez avoir, que d'accepter ces diminutions extrêmement massives de crédit sur ces deux positions, ces diminutions vraiment très graves que vous nous proposez.
C'est la raison pour laquelle aussi bien à la position 507.3600.001 qu'à la position 510.3170.001, je vous invite instamment à suivre la majorité de la commission.