AB 278830
Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2021-03-10
Wortprotokoll
C'est encore l'hiver, mais c'est aussi l'hiver démographique en Suisse, comme finalement dans le reste du vieux continent qui devient toujours plus vieux. La baisse de la natalité devient de plus en plus un problème pratiquement existentiel pour notre civilisation. La population augmente dans nos pays, mais elle augmente uniquement par l'effet de l'immigration.
La question est de savoir si nous devons rester les bras croisés face à ce phénomène ou si, comme certains pays autour de nous et un peu plus loin - c'est le cas de l'Italie, de la Hongrie et d'autres pays -, nous ne devons pas essayer de réfléchir à une politique plus proactive pour tenter d'enrayer ce phénomène qui menace l'existence même, je le répète, de notre civilisation et, je ne dirai pas de notre pays, mais de nos pays. En effet, il ne s'agit pas seulement de la Suisse.
Un moyen parmi d'autres, ce sont les incitations fiscales. C'est le genre de méthode qui a été mise en place dans quelques pays; cela met du temps à faire effet. C'est comme pour former des médecins: cela ne se fait pas en quelques semaines, ni en quelques mois. Mais c'est ce que je propose plutôt que de juste distribuer de l'argent.
Je sais que dans certaines travées de ce Parlement, dont une qui m'est proche, certains s'inquiètent du fait que ce que je propose ne profiterait qu'à des étrangers ou à des étrangères; parce qu'on nous dit qu'il n'y a plus beaucoup de familles nombreuses parmi les Suisses et que ce seraient surtout des familles étrangères. Je réponds ainsi à cet argument: d'abord, nous devons nous occuper des Suisses, des familles suisses. Certaines hésitent à avoir d'autres enfants, à cause des désagréments notamment pécuniaires que cela engendre. Et puis, parmi les familles étrangères qui inquiètent quelques-uns de mes collègues, je ne suis pas absolument certain qu'il y en ait beaucoup qui payent beaucoup d'impôts. Et je propose des incitations fiscales qui, La Palice l'aurait dit, ne profitent qu'aux familles payant des impôts.
Finalement, il est important d'essayer de mettre en route ce que je qualifierais de changement de paradigme - même si c'est peut-être un peu pompeux -, dans notre approche de la baisse dramatique de la population indigène; il faut un changement de paradigme qui nous conduise à prendre les mesures nécessaires pour garantir la survie de notre pays et de notre civilisation. C'est une question de volonté et c'est cela que je vous propose avec cette motion.