Nordmann Roger · Nationalrat · 2021-03-15
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-03-15
Wortprotokoll
L'affaire de la société Crypto SA, basée à Zoug, qui a vendu pendant des décennies des dispositifs de cryptage manipulés pour le compte de la CIA américaine et des services de renseignement allemands, est probablement le plus grand scandale de la politique étrangère de l'histoire récente de la Suisse.
Au fil des ans, la Suisse a activement contribué à ce que des opérations de services de renseignement étrangers soient soutenues depuis la Suisse, à ce que les droits de l'homme soient violés, à ce que les ennemis des Etats-Unis soient désavantagés dans les guerres, ou à ce qu'une partie ait un avantage informationnel dans des négociations secrètes. Tout cela a massivement porté atteinte à la crédibilité de la politique étrangère de la Suisse, mis en danger des vies humaines et violé le droit de la neutralité.
La Délégation des Commissions de gestion a enquêté sur l'affaire et élaboré des recommandations importantes et correctes à l'intention du Conseil fédéral, pour une meilleure surveillance du Service de renseignement de la Confédération et pour la sécurité de la Suisse. Le groupe socialiste demande que ces recommandations soient mises en oeuvre dans les plus brefs délais, afin qu'une telle affaire ne se reproduise pas.
De nombreuses questions restent ouvertes. Quels sont les rôles de l'armée, de la police fédérale et du parquet fédéral dans cette affaire? De hauts fonctionnaires fédéraux, dont certains travaillent encore pour la Confédération, ont-ils menti au Conseil fédéral ou dissimulé des informations? Quel est l'impact de l'affaire Crypto sur la politique étrangère de la Suisse? La Suisse était-elle au courant des plus graves violations des droits de l'homme à l'étranger et a-t-elle délibérément détourné le regard? La Suisse a-t-elle violé l'accord de La Haye - c'est-à-dire le droit international coutumier - et le noyau dur de la neutralité suisse?
In seiner Stellungnahme zur Interpellation Molina weist der Bundesrat jegliche Verantwortung weit von sich und bestreitet kategorisch, dass Neutralitätsrecht verletzt wurde. Ein Rechtsgutachten von Professor Marco Sassòli, das von der SP-Fraktion in Auftrag gegeben wurde, sagt etwas anderes. Die Schweiz hat nicht nur eine Verantwortung dafür, dass auch private Unternehmen auf Schweizer Boden nicht aktiv eine Kriegspartei in einem bewaffneten Konflikt unterstützen, sie hat vor allem die Pflicht, nicht aktiv an solchen Operationen teilzunehmen. Das hat sie aber im Fall Crypto wohl getan.
Der Schweizer Nachrichtendienst hat die Schweiz mutmasslich in den Irak-Krieg hineingezogen, ohne politische Kontrolle. Die Verantwortlichen kamen ungeschoren davon. Auch ungeklärt bleibt die Frage, ob der Schweizer Finanzplatz durch ähnliche Geschäfte der Firma Omnisec zu Schaden gekommen ist. Welche Rolle spielte die Omnisec AG in der Steueraffäre mit den USA? Hat der Bundesrat schweizerische Firmen hier wissentlich im Ungewissen gelassen?
Nun, als SP haben wir nichts gegen die Abschaffung des Steuerhinterziehungsgeheimnisses für Ausländerinnen und Ausländer. Die Rolle des Geheimdienstes in dieser Angelegenheit fordert aber zumindest eine historische Aufarbeitung. Trotz allem scheinen die Fraktionen der SVP, FDP, Mitte und GLP gegen eine PUK zu sein. Das ist aussenpolitisch und geschichtspolitisch schlecht und eines Rechtsstaates unwürdig. Geschätzte SVP, reden Sie nie mehr von Neutralität. Meine Damen und Herren von der FDP, sprechen Sie nie mehr von den Interessen des Finanzplatzes. Liebe Mitte, kommen Sie nie mehr mit dem Wunsch nach Vertrauen in den Nachrichtendienst.
Wenn wir hier Wahrheit und Vertrauen in unsere Institutionen stärken wollen, müssen wir diese parlamentarische Initiative für eine PUK unterstützen, genauso wie die parlamentarische Initiative der grünen Fraktion zum gleichen Thema.