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Baume-Schneider Elisabeth · Ständerat · 2021-03-16

Baume-Schneider Elisabeth · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-03-16

Wortprotokoll

Après un débat important en matière d'infrastructures, je vous propose une étape du côté de la biodiversité.

Je remercie le Conseil fédéral pour ses réponses, qui ont suscité quelques demandes de précisions, en particulier de la part de l'Office de l'environnement jurassien ou de la Fédération d'apiculture du canton du Jura. Je n'aborderai pas la question de la plateforme d'information au sujet de Vespa velutina. Je demanderai à l'office de me donner des précisions à ce sujet. Par contre, ce qui est plus important, c'est de savoir quelle est la stratégie à adopter.

En effet, si nous souhaitons toutes et tous être rassurés sur le fait que l'on espère encore et toujours rester une zone sans frelons asiatiques, en éradiquant tous les nids, eh bien quelques personnes commencent à redouter que cette stratégie soit utopiste. On l'a vu en France ou dans d'autres pays européens, il n'a pas été possible d'éradiquer complètement le frelon asiatique et nous devons plutôt nous préparer à une cohabitation. De même, du côté des apicultrices et des apiculteurs, l'importance des fondatrices, au printemps, semble sous-estimée. C'est donc pour demain ou après-demain.

J'en viens plus spécifiquement à ma question, Madame la conseillère fédérale. La Fédération d'apiculture du canton du Jura attend des instructions précises à transmettre à ses membres parce qu'ils redoutent justement de ne pas être en mesure d'attendre, à l'instar de ce qui est mentionné dans la réponse du Conseil fédéral, la révision de la loi sur la protection de l'environnement. En effet, le piégeage des fondatrices, dans les semaines à venir, est un thème qui les préoccupe, parce qu'ils se procurent des informations sur différentes plateformes, variées, diversifiées, avec une fiabilité pour le moins incertaine, voire téméraire. L'Office cantonal de l'environnement abonde dans cette demande d'informations puisque, comme ils le disent, ils sont laissés seuls à la manoeuvre. Ils redoutent qu'une absence d'informations de la part de la Confédération les incite à prendre des décisions seuls, dans leur canton, alors que le frelon asiatique ne connaît pas les frontières et que probablement tant au Tessin qu'à Genève ou dans le canton du Jura, il ne sera pas possible d'éradiquer définitivement cet insecte.

Dès lors, est-ce qu'il sera possible de bénéficier d'une information plus concertée, plus conséquente, pour préciser - comme cela est mentionné dans la réponse du Conseil fédéral - les stratégies de cohabitation, si l'on devait se trouver dans l'impossibilité d'éradiquer le frelon asiatique dans les zones contaminées? En effet, l'Office cantonal de l'environnement souhaiterait, pour limiter les dégâts et avoir des stratégies concertées avec les cantons, pouvoir s'appuyer sur une stratégie portée par la Confédération, car les décisions prises concerneront l'ensemble de la Suisse, et nous connaissons toutes et tous l'importance systémique des abeilles dans notre écosystème.