Dreifuss Ruth · Bundesrat · 1999-12-06
Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 1999-12-06
Wortprotokoll
J'ai dit l'essentiel. Le Conseil fédéral s'est rallié à la décision du Conseil des Etats, reconnaissant qu'il avait une responsabilité dans la création des antennes, dans le fait qu'il avait mandaté Pro Helvetia pour les poursuivre, et que Pro Helvetia, placée devant la nécessité de choisir elle-même si elles trouvaient place dans sa politique autonome, avait, de ce fait, besoin de moyens un peu moins serrés.
J'aimerais dire clairement que cela ne crée pas une obligation pour Pro Helvetia de poursuivre ce travail, si elle devait juger que ce travail n'était pas satisfaisant ni prioritaire. Là, Pro Helvetia est absolument autonome dans le choix des activités financées par les moyens que nous mettons à disposition. Mais nous n'aurions pas voulu la placer devant des choix trop cornéliens. C'est la raison pour laquelle nous avons passé à 130 millions de francs. Nous avons accepté cette position. Nous l'acceptons, aussi, maintenant qu'elle est devenue celle de la majorité de la commission de votre Conseil.
C'est la raison pour laquelle, en remerciant la minorité I du soutien qu'elle a apporté au Conseil fédéral, ce dernier lui demande de faire le même pas que nous, c'est-à-dire de faire aussi cette évolution et de dire qu'il est bon, pour la présence suisse en Europe centrale et en Europe de l'Est, que Pro Helvetia ait ces moyens.
Concernant la proposition de minorité II, soutenue par le groupe écologiste, je dois dire qu'il n'y a pas, a priori, un besoin aussi évident d'augmenter l'enveloppe pour les échanges à l'intérieur du pays. J'aimerais vous demander de ne pas trop vous focaliser sur cette différence. Ce qui est important, c'est le montant lui-même. Nous parlons quand même d'un montant relativement confortable: 130 millions de francs pour quatre ans, pour une partie des activités qui sont celles de la Confédération dans le domaine de la promotion de la culture. Si je vous demande d'être raisonnables, c'est parce que nous avons aussi besoin d'augmenter les ressources de l'Office fédéral de la culture, ce que nous faisons par les demandes budgétaires, parce que nous avons des tâches énormes dans le domaine de la conservation du patrimoine. Je pense en particulier à la conservation de la photographie; nous avons des obligations dans le domaine du cinéma, où nous n'avons plus les moyens pour l'encourager. Nous avons le sentiment, aujourd'hui, d'en être arrivés à un point que, ce que nous donnerions en plus à Pro Helvetia, nous ne pourrions pas le consacrer à des tâches propres de l'Office fédéral de la culture. Vous aurez encore l'occasion de montrer votre engagement en faveur des créateurs de ce pays.
Je vous remercierai de suivre la proposition de la majorité de votre commission, à laquelle le Conseil fédéral s'est rallié.