Mazzone Lisa · Ständerat · 2021-06-01
Mazzone Lisa · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion · 2021-06-01
Wortprotokoll
J'approuve ce qui a été dit. Il faut avoir l'honnêteté de discuter du fond, parce que, effectivement, sur la forme, c'est une chose courante au Parlement. Visiblement, on se soucie dans ce dossier de procédures dont on ne se soucie pas dans d'autres dossiers. On a pu le voir auparavant dans des dossiers que l'on a liés et qui pourtant n'avaient aucun lien entre eux. Ici, un lien matériel est établi, et cela fait qu'on a un projet qui tient sur ses deux jambes et qui me semble absolument cohérent.
C'est ce qu'ont fait MM. Würth et Burkart, à savoir discuter vraiment du fond, de quoi on parle et d'où vient l'opposition. Cela a été dit: l'opposition avait déjà été discutée; elle a fait l'objet d'une discussion approfondie en commission, qui s'est répétée au conseil. Surtout, l'opposition a fait l'objet de débats très longs et détaillés au Conseil national, qui ont permis d'analyser la constitutionnalité du projet. Tous les professeurs ont reconnu que le projet remplissait les critères de la Constitution. Cela a conduit le Conseil national à s'exprimer de manière relativement claire sur le fait qu'il ne voulait pas séparer ce projet en deux. Nous l'avons dit dans nos débats en commission par le passé.
En fait, ce que nous faisons ici, c'est rependre pour le Web le modèle de l'aide à la presse papier. Cela a du sens, car un modèle viable au niveau du Web en matière de presse doit pouvoir se développer. C'est important du point de vue de la diversité, notamment. Si nous voulons que la diversité se maintienne sur la Toile, des modèles économiques qui passent par un modèle payant ont besoin de se développer. Cela me semble évident. Si cela ne se fait pas, on se retrouvera simplement avec une concentration toujours plus forte et avec des médias en ligne qui atteindront peut-être davantage les jeunes générations, mais qui seront toujours plus uniformes et perdront en substance.
Sur le fond, ce projet tient sur deux jambes. Il règle à la fois le soutien à la presse papier - on voit qu'elle existe encore et qu'elle doit continuer d'être développée, avec notamment une innovation en termes de soutien à la distribution matinale - et le volet online pour le développement futur. Cela me semble essentiel. C'est aussi ce que soutient la branche elle-même. La branche a encore signifié cette semaine qu'elle était favorable à ce projet, qu'elle encourageait les chambres à le soutenir et à le soutenir tel quel, parce que c'est un bon compromis et que, pour cette raison, il faut l'adopter rapidement.
De la même manière, je pense que nous aurions d'excellents arguments s'il devait y avoir une discussion populaire. D'ailleurs, je trouverais intéressant qu'il y ait une discussion dans le cadre d'un référendum, parce que cela poserait vraiment la question de la place de la presse, de la place de la diversité des opinions, ainsi que de la diversité d'expression de ces opinions et de ces faits dans le cadre du débat public.
Je pense que c'est un projet solide. A ce stade du débat, il me semble pertinent de le poursuivre comme on l'a mené jusqu'à présent, et de ne pas remettre en question les décisions passées que l'on a pu prendre de manière relativement convaincue - en tout cas pour ce qui me concerne.
C'est pourquoi je vous invite à ne pas soutenir cette proposition.