Vara Céline · Ständerat · 2021-09-14
Vara Céline · Ständerat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2021-09-14
Wortprotokoll
Il ne doit pas y avoir de problème avec les subventions dans l'agriculture suisse. L'agriculture suisse ne survivrait pas à la concurrence extrême à laquelle elle doit faire face sans les subventions, sans une aide massive de la Confédération. Je n'ai aucun problème avec ce constat. Une agriculture de proximité est ce prix-là.
J'aurais pu me satisfaire de la première proposition de la commission du Conseil national dans laquelle la culture biologique recevait un supplément plus important de la part de la Confédération, dans laquelle il y avait vraiment une plus-value concrète et qui favorisait la culture biologique.
Dans ce débat, j'ai très peu entendu, voire pas du tout, d'arguments en faveur de la biodiversité. Or, vous savez que la biodiversité subit une pression extrême. Aujourd'hui, avec la proposition de la majorité, nous allons artificiellement subventionner la culture conventionnelle de la betterave sucrière pendant cinq années supplémentaires. Je pense que cette culture - et l'expérience l'a démontré - n'a pas d'avenir sous cette forme, elle ne peut avoir d'avenir que si elle est durable. Cela a été très bien expliqué par le rapporteur.
La Confédération encourage la recherche pour rendre la culture de la betterave durable, une production durable qui [PAGE 778] est aussi soutenue par Agroscope qui fait des recherches sur des espèces plus résistantes. C'est ce vers quoi nous devons nous tourner. M. le président de la Confédération l'a mentionné aussi: deux nouveaux pesticides de synthèse ont été homologués - mais qui, soit dit au passage, restent des produits toxiques - et seront utilisés durant une période de transition jusqu'à ce que la recherche aboutisse, grâce aux moyens conséquents qui ont été investis.
Dans cette configuration, si on veut viser une culture attractive de la betterave, il ne faut pas continuer à subventionner massivement l'agriculture conventionnelle. C'est pourquoi je déplore que nous ne soyons pas restés sur le premier projet de la commission du Conseil national, qui suscitait un intérêt beaucoup plus important chez les paysans concernés pour se diriger vers une culture biologique de la betterave sucrière.
C'est la raison pour laquelle je suivrai la minorité.