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Berset Alain · Bundesrat · 2021-12-06

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2021-12-06

Wortprotokoll

Toute cette histoire et cette discussion autour des tests est maintenant connue. Les tests ont été pris en charge jusqu'à la fin du mois d'août dernier. Au début du mois d'août, le Conseil fédéral, se fondant sur une consultation menée auprès des cantons, des partenaires sociaux et des commissions, a proposé d'en finir essentiellement avec la gratuité des tests, sauf lorsqu'ils sont ordonnés pour les personnes symptomatiques ou pour les cas où il est prévu de les prendre en charge. En septembre, il y a eu une sorte de levée de boucliers qui a conduit à beaucoup de discussions, avec beaucoup de poussière et de nuages. Ensuite, le Conseil fédéral a décidé de prolonger jusqu'au 11 octobre, puis de prolonger encore la prise en charge des tests pour les personnes qui étaient vaccinées au moins une fois, de manière à pouvoir couvrir le besoin en matière de certificat.

Nous avons pris note de la décision du Conseil national, avec une majorité qui nous a incités à mener la discussion avec votre commission pour dire comment limiter les dégâts - si je peux le dire ainsi, parce que la proposition du Conseil national viserait à élargir la gratuité des tests au-delà d'où l'on n'est jamais allé. En effet, M. Noser l'a rappelé: avec la décision du Conseil national, les tests PCR pour voyager à l'étranger seraient pris en charge. Et là nous devons dire que la Confédération n'a jamais pris cela en charge et donc qu'il n'est pas question de supporter ce genre de coûts. C'est la raison pour laquelle nous avons aussi collaboré avec votre commission pour que, s'il y a la volonté de faire un pas, au moins que ce pas soit aussi limité que possible. C'est pour cela que cette proposition est sur la table.

Il ne s'agit pas ici - peut-être que M. Noser l'a rappelé - de financer des tests pour des gens qui voudraient aller à l'étranger. Heureusement, la proposition de votre commission serait limitée, puisque les tests PCR de convenance seraient exclus. La question des clubs se posera certainement assez rapidement de manière différente, puisque les discothèques - à notre surprise d'ailleurs mais c'est une évolution intéressante - ont de manière volontaire souhaité pouvoir disposer de la "2G". Alors si les discothèques et les clubs veulent avoir la "2G" de manière volontaire, vous pouvez faire ce que vous voulez avec un test, vous ne pourrez pas y entrer.

On sent que c'est un débat qui continue à évoluer. On verra bien ce que décidera le Parlement, mais il est clair que le Conseil fédéral ne souhaite pas le retour des tests gratuits, en tout cas pas dans une mesure aussi large que ce qui est prévu ici.

En ce qui concerne les coûts - nous nous sommes donné de la peine pour essayer d'estimer les coûts, ce qui est difficile parce qu'il faut avoir une estimation du nombre de tests[NB]qui seraient réalisés, et c'est relativement compliqué à faire -, nous arrivons effectivement à des coûts, avec la proposition de votre commission, qui seraient moitié moindre par rapport à la solution décidée par le Conseil national. Cela dit, les montants restent extrêmement importants, environ 41 millions de francs par semaine supplémentaire, par rapport à ce qui a été fait jusqu'ici.

Ensuite, c'est une question d'équilibre, il s'agit de savoir ce que vous souhaitez faire avec ces tests et comment vous souhaitez agir dans la suite de la pandémie. Ces tests permettent effectivement de combattre la pandémie avec une certaine efficacité, de voir où il y a des foyers de contagion, de retrouver des cas positifs et de les isoler, mais, d'un autre côté, on a aussi beaucoup de tests qui sont faits par pur convenance et qui ne nous permettent pas de nous diriger de manière efficiente et efficace là où il faudrait.

La position du Conseil fédéral est connue, elle correspond à la position de la minorité de la commission, que je vous invite à suivre.