preparatory:AB 294170
Bendahan Samuel · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2021-12-14
Wortprotokoll
J'ai déjà eu l'occasion de défendre la minorité et j'ai pu expliquer la position du groupe socialiste, qui consiste à dire que la bonne stratégie est d'accepter le contre-projet du Conseil fédéral, avec les arguments que j'ai donnés. Sachez que le groupe socialiste est également favorable à l'idée d'un contre-projet indirect qui suivrait la même logique.
Ce que j'aimerais dire en complément, mais j'irai plus vite, c'est qu'il s'agisse d'un contre-projet direct comme proposé par le Conseil fédéral ou d'un contre-projet indirect que nous avons encore des chances de discuter, tout ce que nous demandons, c'est de pouvoir parler de ces thématiques. Tout ce que nous demandons, c'est que lorsque nous avons envie de discuter de conditions de travail ou d'autres thématiques, comme par exemple les conditions d'exploitation agricole, nous puissions en discuter et ne pas être systématiquement confrontés à un refus de toute possibilité d'améliorer la situation, ce d'autant plus que dans beaucoup de domaines dont nous voulons discuter, y compris la question de l'élevage intensif, nous ne parlons que de quelques cas, de quelques exploitations agricoles qui sont protégées par beaucoup de personnes qui refusent d'entrer en discussion.
Je vous invite donc à accepter les propositions qui visent à entrer en discussion et celles qui sont modérées et ménageront les prix.
J'aimerais simplement dire, pour toutes les exploitations agricoles qui aujourd'hui respectent déjà les disposition du texte du contre-projet ou celles envisagées pour le futur contre-projet indirect tel que demandé par la minorité, qu'il n'y aura pas de hausses de prix. Les seuls bénéficiaires de la situation, aujourd'hui, sont ceux qui gagnent de l'argent en raison des conditions de vie des animaux. Ce sont ceux-là qui, eux, peuvent avec les mêmes prix gagner plus d'argent. Mais toutes les personnes qui travaillent correctement, soit la grande majorité, n'ont rien à gagner à refuser toute discussion dans ce domaine-là, ce d'autant plus qu'un jour la population en aura marre qu'on refuse tout progrès et finalement aura de la sympathie pour l'une ou l'autre des initiatives quand une crise ou un scandale arrivera.
Je pense que le système suisse est le système du débat et du progrès social, du progrès commun. Je vous demande d'accepter au moins l'une de ces propositions, par exemple le renvoi du projet à la commission pour que nous puissions discuter d'un contre-projet indirect qui ménagera toutes les personnes qui travaillent dans le domaine mais qui garantira, au niveau national, la qualité sans augmentation des prix.
L'initiative pour elle-même, il faut admettre qu'elle a des défauts, raison pour laquelle nous préférions une autre forme de discussion. Ces défauts ont été mentionnés: des références malheureuses à des textes externes à la Constitution ou [PAGE 2576] encore la question de la taille des groupes d'animaux, ce qui n'est pas forcément en soi un critère de qualité de vie pour les animaux. Le groupe socialiste a donc de la compréhension quant aux raisons de s'opposer à l'initiative. Evidemment si une voie qui permet le dialogue et des progrès modérés est prise, le groupe socialiste recommandera le rejet de l'initiative. Si toute proposition, quelle qu'elle soit, est systématiquement refusée sans discussion, une partie du groupe recommandera d'accepter l'initiative et une autre partie de la refuser, jugeant que l'initiative reste trop problématique. Toutefois, le groupe socialiste partage massivement les intentions sous-jacentes à l'initiative: garantir dans notre pays que nous valorisons le bien-être animal, celui de tous les animaux, y compris les animaux de rente.