Marty Dick · Ständerat · 2002-11-26
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-11-26
Wortprotokoll
Au-delà de ce que nous pouvons penser personnellement de l'énergie nucléaire, je crois qu'il y a quand même un problème de fond qui se pose ici, c'est celui du fédéralisme. Je pense que les propositions de la majorité témoignent d'une méfiance à l'égard de la capacité d'avoir un dialogue entre l'Etat central et les cantons, de même que d'une absence de confiance dans cette capacité.
Il faut dire que la décision de créer des zones de stockage touche sensiblement le territoire. Jusqu'à présent l'on a admis que, pour le territoire, les cantons avaient leur mot à dire. Je suis parfaitement d'accord qu'il sera difficile de trouver une solution, mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il faut inventer d'autres procédures. Je crois que c'est dangereux. On doit miser sur le dialogue, sur des compensations qu'il faudra offrir à ces cantons. Et si on réussit à avoir un accord, on aura aussi une solution qui sera acceptée et infiniment moins de problèmes après.
Je crois pouvoir vous assurer, et au fond nous le savons tous, que si ces décisions sont imposées contre la volonté des cantons et des populations, nous aurons des problèmes gravissimes. Or la tradition suisse, la tradition de notre fédéralisme, est celle du dialogue et de la recherche d'une solution consensuelle, même quand cela est très difficile, comme dans ce cas.