Andrey Gerhard · Nationalrat · 2022-06-08
Andrey Gerhard · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion · 2022-06-08
Wortprotokoll
Vorab: Wir von der grünen Fraktion wollen einen finanzpolitisch vertretbaren, möglichst grossen finanziellen Handlungsspielraum, um die akuten und kommenden Herausforderungen bewältigen zu können. Die Klimakrise, der Biodiversitätsverlust oder der Krieg in der Ukraine mit den Flüchtlingsströmen und den nachgelagerten Kriegsauswirkungen, um nur einige der Themen zu nennen, werden uns stark strapazieren. Wenn wir Pech haben, holt uns im Herbst auch Corona wieder ein. An diesem Spielraum können Sie ablesen, weshalb die grüne[NB]Fraktion[NB]heute[NB]die[NB]Positionen[NB]vertritt, die ich nun erläutern werde.
Bevor ich aber auf das Finanzhaushaltgesetz eingehe, lassen Sie mich noch etwas zurückblicken und ein wenig aus der jetzigen Perspektive betrachten, weshalb wir diese Corona-Ausgaben überhaupt getätigt haben. Ich möchte das an dieser Stelle auch noch einmal kurz würdigen.
Es ist jetzt etwas mehr als zwei Jahre her, als innerhalb einer sehr kurzen Zeit vehement und schnell ein grosszügiges Paket geschnürt wurde, insbesondere im Zusammenhang mit den Covid-19-Krediten und nachgelagert mit all den anderen Unterstützungsmassnahmen. Rückblickend bin ich dem Bundesrat und auch Herrn Maurer höchstpersönlich nach wie vor sehr dankbar, dass er gerade zu Beginn die Führung an sich gerissen und uns da ein bisschen in diese Art der Unterstützung geführt hat. Denn im Rückspiegel betrachtet, hat das dazu geführt, dass die Schweiz heute gut dasteht. Die Wirtschaft hat sich gut erholt und ist schneller wieder in die Gänge gekommen als anderenorts, auch die Ausgabendelle war kleiner als anderenorts. Insgesamt sind wir, auch dank einer Portion Glück, wirklich gut aus dieser Affäre herausgekommen. So viel zum Lob - ich habe dann schon noch etwas Tadel für den Herrn Bundesrat.
Ich möchte zunächst auf die Schuldenperspektive eingehen. Wir haben vorhin schon Voten bezüglich der Schuldenlast oder dieses Schuldenbergs, den man von bürgerlicher Seite skizziert hat, gehört. Auch hier lohnt sich ein Schritt zurück, um zu fragen, wovon wir hier sprechen: Betrachten wir die internationale Situation und vergleichen die Schuldenquote der Schweiz mit derjenigen anderer Länder, stellen wir fest, dass wir auch nach der Covid-19-Pandemie beneidenswert niedrig verschuldet sind. Gemäss der Staatsrechnung 2021 beläuft sich die Verschuldung auf 27 Prozent des Bruttoinlandprodukts. Ich erinnere daran, dass die EU-Staaten eine diesbezügliche Quote von durchschnittlich 100 Prozent des BIP aufweisen. Nur wenige Länder schaffen es überhaupt, eine als gesund angesehene Verschuldung von 60 Prozent des BIP zu erreichen, wie das vor langer Zeit einmal in Maastricht festgelegt worden ist.
Das ist denn auch der Grund, weshalb Ökonomen verschiedenster Couleur uns in der Finanzkommission attestiert haben, dass wir bezüglich unserer Schuldenlast eigentlich sehr gut dastehen und dass wir uns bezüglich Abbau auch nicht allzu grosse Sorgen machen müssten, weil die finanzielle Situation der Schweiz derart gut ist. Entsprechend wurde auch das Thema des Ausgleichskontos besprochen. Auch da wurden wir in der Annahme gestützt, dass es grundsätzlich eine Möglichkeit ist, von der Vergangenheit und davon zu profitieren, dass es uns während rund zwei Jahrzehnten doch sehr gut gegangen ist. Wir können heute davon profitieren, weil wir, wie wir von Kollegin Wyss gehört haben - das Zitat hätte ich gerne auch gebraucht -, nach dem Leitsatz "Spare in der Zeit, so hast du in der Not" vorgegangen sind. Jedenfalls ist das eine durchaus gängige Variante, die uns eben auch die Ökonomen nahegelegt haben.
Maintenant, je change de langue et aussi de thématique. Le Conseil fédéral nous présente un projet qui n'est, à notre avis, pas très équilibré. Les rapporteurs l'ont dit: le projet qui nous est soumis est la variante 1. Même si la grande majorité des cantons a clairement dit que la variante 2 était la plus équilibrée. On profiterait en partie du fait qu'on a enregistré un bénéfice à l'époque. Cette variante n'a été ni choisie ni proposée. [PAGE 1032]
C'est donc la variante la plus stricte qu'on nous propose. Selon nous, il est peu compréhensible que le Conseil fédéral arrive à cette conclusion. Il est clair pour nous que la marge de manoeuvre de la Suisse se réduira de manière conséquente si on choisit cette piste. C'est pour cette raison que c'est à nous, le Parlement, de corriger, dans l'intérêt des cantons, des régions qui veulent justement ne pas voir se réduire de manière trop conséquente la marge de manoeuvre dont nous avons besoin.
Maintenant, je passe au projet. Nous sommes contents que la commission se soit mise d'accord pour présenter un compromis. Le groupe des Verts voudrait aller encore plus loin. Nous aimerions un projet encore plus souple. J'en parlerai lorsque je développerai la proposition de la minorité tout à l'heure.
En bref, nous soutenons dans les grandes lignes la commission.
Je passe maintenant aux propositions de minorité.
Tout d'abord, celles de notre collègue Guggisberg qui veut qu'on se serre la ceinture. Moi aussi, j'ai testé ces 6 millimètres, ce n'est évidemment pas beaucoup, mais je me pose la question de savoir si notre collègue a fait le bon calcul. Un volume et des dimensions uniques ne conduisent pas forcément à la même chose. Mais je vais parler avec lui tout à l'heure pour mieux comprendre comment il a fait son calcul.
Ces deux propositions de la minorité Guggisberg auront pour résultat de réduire la marge de manoeuvre, la capacité de la Confédération de s'engager dans de nombreux domaines. Nous en avons suffisamment parlé et en avons suffisamment entendu à ce propos. Donc, si nous voulons utiliser la globalité des versements de la BNS et ne pas utiliser les bénéfices du passé, j'ai de la peine à imaginer comment le même groupe, représenté par M. Guggisberg, voudrait pouvoir financer ce qui a été décidé par le Parlement pour l'armée, parce que, d'une manière ou d'une autre, cet argent devra être disponible. J'ai de la peine à comprendre où le groupe UDC voudrait trouver ces moyens financiers en présentant de telles propositions.
Donc, nous sommes clairement contre ces deux minorités Guggisberg.
Venons-en à la minorité Gysi Barbara qui propose de maintenir le délai souhaité par le Conseil fédéral. Nous sommes d'accord avec le Conseil fédéral de garder une durée de trois législatures, donc douze ans, et de ne pas réduire à neuf ans la durée pour compenser le découvert du compte d'amortissement. C'est de nouveau le même argument, le même effet: nous voulons avoir une marge de manoeuvre la plus grande possible.
S'agissant de la minorité I (Wyss), c'est la plus conséquente, parce qu'elle propose d'utiliser la globalité du compte de compensation pour liquider les dettes dues au Covid-19 en une seule fois, profitant du fait que ces bénéfices du passé puissent être ainsi utilisés. Evidemment, c'est notre version préférée. Nous l'avons soutenue en commission et nous la soutiendrons aussi au plénum. Si elle ne passait pas, nous ne nous opposerions pas à tout le projet, car nous sommes contents de pouvoir nous y atteler.
Pour conclure, le groupe des Verts soutiendra donc les propositions de la minorité Gysi Barbara et de la minorité I (Wyss), rejettera la minorité Guggisberg et essayera de conserver le délai de douze ans pour liquider les dettes. Par contre, si la minorité I (Wyss) et la minorité Gysi Barbara devaient être rejetées, le groupe des Verts soutiendrait alors le projet dans son ensemble.