preparatory:AB 30613
Christen Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-03-03
Wortprotokoll
J'ouvre la session de notre Conseil en vous saluant bien cordialement.
Le programme que le Bureau a mis sur pied est dense, mais doit pouvoir être digéré sans trop de problème. Nous espérons qu'il ne subira pas trop de modifications. Je vous rappelle que de nombreuses heures ont été réservées pour le traitement des initiatives parlementaires, en particulier les lundis 10 et 17 mars 2003, selon vos voeux. Par ailleurs, je vous rappelle que, pour les questions au Conseil fédéral, ce dernier souhaite avoir ces questions jusqu'au mercredi, fin de la séance du matin, vers 13 heures.
Notre Conseil reprend ses travaux au moment où la situation internationale s'aggrave avec une menace de guerre en Irak.
Le régime irakien constitue, à n'en pas douter, un risque pour la sécurité régionale et pour le monde. Il détient des armes de destruction massive, ainsi que des armes chimiques et bactériologiques dangereuses. Le régime au pouvoir depuis 25 ans est l'une des plus sinistres dictatures existant dans le monde. Il est répressif et les droits de l'homme sont violés à une large échelle. Aucune opposition n'est tolérée. La situation de la femme irakienne est déplorable. Les Kurdes sont opprimés.
L'Irak doit être contraint de désarmer par des voies pacifiques. La guerre ne devrait être engagée qu'ultima ratio lorsque toutes les autres voies ont été explorées. Le temps accordé aux inspecteurs doit être suffisant pour leur permettre d'accomplir leur mission, n'en déplaise à ceux qui sont si pressés d'en découdre par les armes.
Il y a un an, jour pour jour, notre pays décidait en votation populaire d'adhérer à l'Organisation des Nations Unies dont le but est de préserver les générations futures du fléau de la guerre. Comme nouveau membre, nous estimons que les mesures contre l'Irak doivent être déterminées dans le cadre des Nations Unies et sous l'autorité du Conseil de sécurité. La primauté du droit international est l'une des grandes conquêtes du XXe siècle. Il interdit l'attaque préventive. Le droit international est le meilleur garant du succès des efforts de paix dans une époque où un seul Etat a le monopole de la toute-puissance.
De la nature de l'éventuelle intervention en Irak dépend l'attitude de la Suisse. Si l'action est unilatérale, notre pays doit s'en tenir à une stricte neutralité. Si elle est placée sous l'autorité des Nations Unies, la coopération de notre pays aux décisions de cette organisation est acquise. Dans tous les cas, la Suisse, gardienne des Conventions de Genève, doit oeuvrer pour leur respect et la protection de la personne humaine.
Voici une cinquantaine d'années, le président des Etats-Unis d'Amérique déclarait: "Le meilleur moyen de gagner la guerre est de la prévenir." Il était général et membre du Parti républicain. Il avait des racines suisses et s'appelait Eisenhower. Son secrétaire d'Etat pouvait affirmer devant l'Assemblée générale en parlant du conflit de Suez: "Le recours à la force, l'attaque armée brutale par trois de nos membres sur un quatrième ne saurait être autre chose qu'une grave erreur incompatible avec les principes et buts de la Charte des Nations Unies."
Cette fois-là, c'était le nouveau Monde qui mettait la vieille Europe en garde contre une aventure dont nul ne pouvait prévoir l'effet déstabilisateur sur une région où, depuis lors, le conflit israélo-arabe n'a fait que s'aggraver. Ce qui était vrai en 1956 l'est encore aujourd'hui. Puissent les efforts des Etats, qui, en ces heures décisives, veulent croire à une solution pacifique, prévaloir sur les intentions des puissances qui ne veulent donner aucune chance à la paix.
Les batailles, il vaut mieux les livrer sur l'eau en tirant des bords. C'est ce qu'a fait Alinghi en remportant la plus prestigieuse compétition de voile du monde hier à Auckland.
Es kommt einer pazifistischen Revanche gleich, dass der America's Cup erstmals in seinem 152-jährigen Bestehen dem alten Europa zufällt - dies dank unseres Landes, insbesondere dank eines italienisch-schweizerischen Teamchefs, der weiss, dass nur siegen kann, wer die weltbesten Leute um sich versammelt.
Dieser Sieg ist somit das Verdienst einer geschickten Globalisierung, das Werk des Menschen, der die Technik im Griff hat und sich der Natur anzupassen weiss. Dieses Bild einer offenen Schweiz mit ihren internationalen Partnern, ihren Hochschulen, ihren Arbeitgebern, ihren Handwerkern, ihren Sponsoren und nun gar noch mit ihren Seeleuten, dieses Bild steht symbolisch für unseren Erfolg.
[PAGE 2] Diese Pionier-Erfolge mit Namen Nestlé, Hayek, Piccard und Bertarelli machen die Rückschläge, die wir in letzter Zeit einstecken mussten, bei weitem wett.
La politique, l'économie, les partenaires sociaux doivent maintenant transformer ce défi suisse en un formidable mouvement de confiance dans nos capacités et dans nos atouts, un mouvement qui doit entraîner tout le corps social dans un travail d'équipe.
Je vous remercie de votre - relative - attention. (Applaudissements partiels)