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AB 309103

Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2022-09-29

Wortprotokoll

Ma motion, déposée en 2020, demande au Conseil fédéral de faire augmenter par divers moyens les surfaces cultivées de betteraves à sucre dans notre pays. Car, ces dernières années, les surfaces ont fortement diminué à la suite de la baisse du prix des betteraves sucrières, mais aussi de l'interdiction de certains insecticides.

Depuis 2020, le soutien s'est manifesté par une augmentation de la contribution de 1800 francs par hectare à 2100 francs - et je remercie le Conseil fédéral pour ce soutien. L'arrivée de nouvelles variétés a aussi permis de se passer de certains produits antiparasitaires. Ainsi, cette dernière année, les surfaces se sont stabilisées à environ 15[NB]000 hectares. Mais à l'avenir, pour maintenir l'activité de nos deux sucreries, c'est une surface de plus de 20[NB]000 hectares qui serait nécessaire.

L'initiative parlementaire 15.479 Bourgeois, "Stop au bradage ruineux du sucre! Pour la sauvegarde de l'économie sucrière indigène", acceptée par le Parlement, a permis un soutien plus important du prix des betteraves sucrières. Mais l'avenir de cette culture est dépendant du soutien que lui apportera le Conseil fédéral ces prochaines années. Or, voilà que pour 2023 le Conseil fédéral prévoit de diminuer la contribution à la sécurité de l'approvisionnement de 900 francs à 600 francs [PAGE 1846] par hectare. C'est un exemple. Cela diminuera l'intérêt pour la culture betteravière.

Concernant le développement durable, un hectare de betteraves sucrières stocke trois fois plus de CO2 qu'un hectare de forêt. L'empreinte écologique du sucre suisse est 30 pour cent plus faible que celle du sucre européen. De plus, le sucre que nous consommons en Suisse prélève du CO2 dans notre pays et le rejette également dans notre pays, d'où un effet neutre. Et depuis l'année dernière, nos deux sucreries d'Aarberg et de Frauenfeld fonctionnent à 100 pour cent aux énergies renouvelables. Voulons-nous du sucre de canne importé de l'autre bout de la planète, issu peut-être d'une déforestation, alors que le sucre suisse local est durable?

Pour ces différentes raisons, et pour le maintien des emplois qui dépendent directement de l'industrie betteravière de transformation, je demande, par ma motion, de maintenir, par divers moyens, l'approvisionnement en betteraves de nos deux sucreries. Production locale, emplois sauvés, approvisionnement de proximité, captage important de CO2. Comme les différentes aides à la surface sont limitées dans le temps, le but de ma motion est aussi de les prolonger.

Pour toutes ces raisons, je vous demande de soutenir ma motion, qui prévoit un soutien de proximité à l'industrie sucrière suisse.