AB 317389
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-03-15
Wortprotokoll
Au-delà de la réponse écrite, on peut dire, sur ce sujet, trois choses. Premièrement - l'occasion nous en est donnée par votre interpellation Monsieur le conseiller aux Etats Michel -, il faut reconnaître la grande importance du bénévolat dans la société en général, dans notre pays, dans les cantons, dans les communes, à tous les niveaux. C'est l'occasion aussi de profiter de ce débat pour remercier celles et ceux qui s'engagent de manière bénévole dans une organisation ou une autre.
Le deuxième élément que je souhaite mentionner est que la Confédération soutient déjà le bénévolat, au moins partiellement. Cela se traduit par le soutien de la Confédération à des organisations qui reposent largement sur le bénévolat - ce sont d'ailleurs souvent des soutiens de longue date. Il s'agit aussi de soutiens en faveur d'organisations qui forment des volontaires et encadrent leurs activités, et on peut imaginer que, dans ce cadre notamment, l'aide aux personnes âgées ou les activités de jeunesse, pour ne citer que ces deux exemples, ne sauraient presque plus se concevoir aujourd'hui sans cette contribution fédérale.
Nous avons même eu un développement dans certains cas, puisque, récemment, nous avons octroyé un soutien aux cantons en faveur du vivre-ensemble, dans le cadre notamment aux programmes d'intégration cantonaux. Il existe donc un soutien sur toute une série de plans. Il y a la reconnaissance - vous me direz que ce n'est pas avec cela que l'on vit, mais en attendant le bénévolat est bénévole. Il y a aussi le soutien destiné notamment aux organisations qui font vivre ce bénévolat et qui forment des bénévoles, mais au-delà, le Conseil fédéral estime qu'il n'est pas nécessaire, et d'ailleurs peut-être même pas souhaitable, que la Confédération intervienne davantage sur le plan fédéral, parce que les domaines d'activité sont extrêmement variés, très divers, parce que les acteurs ont tous des situations différentes, par définition presque pas comparables, et aussi parce que le monde associatif est, et doit être par lui-même très dynamique. On voit des initiatives de développement, de mise en réseau qui existent notamment sur le plan cantonal et local. Il nous semble que nous sommes dans une situation - même si c'est devenu plus difficile -, dans laquelle la société en général a conduit à ce que l'engagement bénévole occupe moins de place dans la vie des gens aujourd'hui que c'était peut-être le cas il y a une trentaine d'années.
Je le dis comme cela, c'est un sentiment que j'ai, parce que tout s'est un peu accéléré et que la pression sociale et la pression du marché du travail sont plus importantes. Il y a peut-être moins de possibilités qu'auparavant. Je vois que c'est une préoccupation, qui doit aussi nous occuper, mais dans le cadre des structures existantes.
C'est donc avec ces éléments que le Conseil fédéral a indiqué qu'il fallait plutôt prôner la continuité du soutien sous les formes actuelles.