Keller-Sutter Karin · Bundesrat · 2023-04-11
Keller-Sutter Karin · Bundesrat · St. Gallen · 2023-04-11
Wortprotokoll
Monsieur le conseiller national Nordmann, j'ose vous corriger parce qu'il ne s'agit pas de 259 milliards de francs. Une liquidité normale qui figure déjà dans la loi est de toute manière mise à disposition des grandes banques par la Banque nationale suisse. Le crédit d'engagement est maintenant de 109 milliards de francs; c'est ce qu'il faut engager. Le reste peut être garanti et "dépensé" par la Banque nationale suisse, sans que cela relève du droit de nécessité. Il faut donc rester précis.
Je peux répondre à votre question: non, il n'existe pas de garanties, parce que ce n'était pas un sujet dont nous avons parlé. Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous étions dans une situation très difficile et tendue. Nous ne savions pas à quoi nous attendre lundi matin - probablement à une faillite du Credit Suisse avec toutes les conséquences que j'ai décrites. Le paiement des salaires, les lignes de crédit pour les PME etc., n'auraient pas fonctionné. A ce moment-là, il fallait trouver une solution rapide. Ce qu'a fait le Conseil fédéral, avec le soutien de la Banque nationale suisse et de la Finma, c'était de trouver un accord avec l'UBS. Cette garantie contre les pertes était un moyen de faciliter cet accord avec l'UBS et cette reprise du Credit suisse par l'UBS, c'est cela la vérité.