Maret Marianne · Ständerat · 2023-09-13
Maret Marianne · Ständerat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP. · 2023-09-13
Wortprotokoll
Notre système de santé doit être de qualité et couvrir les besoins de toutes les générations, quels que soient l'âge et l'état de santé des personnes. Nous disposons de l'un des systèmes de santé les plus performants et modernes au monde, il faut que cela reste le cas. Mais la classe moyenne et les familles souffrent toujours plus de la hausse des primes. Nous ne pourrons véritablement pallier cet énorme problème que si nous agissons directement sur les coûts. Toutes les autres propositions tendent à alléger la charge financière des assurés, mais ne résolvent en aucun cas le problème des dépenses qui devront être assumées inévitablement.
Dans ce sens, freiner la hausse des coûts des caisses-maladie est le seul geste clair et probant. Il faut s'attaquer au gaspillage et aux inefficacités. Aujourd'hui, les acteurs de la santé se renvoient perpétuellement la balle. Ni les médecins, ni l'industrie pharmaceutique, ni les hôpitaux, ni les cantons n'arrivent à se mettre d'accord pour mettre en oeuvre des mesures efficaces pour freiner la hausse des coûts. Des mesures d'économies existent, elles ont été formulées par un groupe d'experts il y a plusieurs années. Mais la volonté de mise en oeuvre de ces mesures est lacunaire - et c'est un euphémisme.
Voulons-nous continuer à payer nos médicaments quatre à cinq fois plus cher qu'à l'étranger, pour un coût de 400 millions de francs par an? La surthérapie, le gaspillage des médicaments, les intérêts économiques, les traitements inutiles ou leur manque d'efficacité et les incitations négatives, ainsi que le prix des médicaments, bien sûr, sont à l'origine de l'explosion des primes.
La responsabilité principale incombe à l'irresponsabilité de certains prestataires individuels. Il faut éliminer les coûts inutiles. Si nous ne les éliminons pas, le risque est grand que le catalogue de base des prestations soit réduit, ce qui s'avèrerait particulièrement dangereux pour la classe moyenne, sachant qu'il y aura probablement un transfert vers les assurances complémentaires que tout un chacun ne peut s'offrir. Ne rien faire aujourd'hui représente une grande menace de médecine à plusieurs vitesses.
Cette initiative amène des réponses à ces problèmes en exigeant que le Conseil fédéral, l'Assemblée fédérale et les cantons interviennent, lorsque les coûts de la santé augmentent plus fortement que l'évolution des salaires. Nous savons tous [PAGE 717] ce qu'il y a à faire, mais nous ne le faisons pas. Nous devons agir, mais nous n'agissons pas. Seule une inscription dans la Constitution fédérale nous obligerait à assumer nos responsabilités. Aujourd'hui, la population suisse attend désespérément un vrai geste de notre part.
C'est pourquoi je pense qu'il est urgent de dépolitiser ce thème, et je vous demande de recommander d'accepter cette initiative, car le contre-projet ne suffit pas.