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Berset Alain · Bundesrat · 2023-09-14

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-09-14

Wortprotokoll

Dans le cadre de la pandémie de COVID-19, la surveillance génomique a été considérablement étendue. Elle a été complétée aussi par des séquençages d'échantillons d'eaux usées. Ce sont des mesures qui visaient à suivre de manière permanente l'apparition et la propagation de nouveaux variants du virus. En parallèle, un système centralisé pour la saisie automatique, l'échange et l'analyse des données issues de la surveillance génomique a été mis en place. Dans le cadre de la stratégie Endémie COVID-19 plus, ce système de surveillance sera poursuivi et étendu à d'autres agents pathogènes à potentiel épidémique et pandémique. Ainsi, les conditions requises pour établir une plateforme permanente de surveillance des maladies infectieuses existent déjà. Donc il n'y a pas de besoin aujourd'hui de faire des pas supplémentaires.

J'aimerais ajouter cependant deux éléments. Le premier élément est qu'il y a en parallèle la révision de la loi sur les épidémies, qui prend en compte les développements de cette surveillance et la plateforme de données correspondantes; le Parlement pourra se pencher sur ce sujet dès le moment où la consultation sera terminée - elle n'a pas encore commencé - et que le projet lui sera transmis. Le deuxième élément est qu'il serait illusoire de penser ou de croire que, avec une surveillance génomique en Suisse, on peut prévenir au mieux les pandémies. Parce que, jusqu'à preuve du contraire, tout ce que nous avons vu apparaître comme nouveaux agents pathogènes problématiques ces trente dernières années n'est pas apparu en Suisse, mais assez loin de chez nous, pour tout dire. Si on avait fait un contrôle génomique constant, au début de l'année 2020, on n'aurait pas vu apparaître le COVID-19. Ce que je veux vous dire par là, c'est qu'il ne faut pas penser qu'en prenant des mesures pour notre territoire national on est le mieux préparé pour voir arriver des pandémies. La manière de les voir arriver, dans probablement 99 pour cent des cas, c'est d'abord d'avoir d'excellentes relations internationales et d'avoir un réseau stable de communication et d'informations croisées. Je dois vous dire que, dans ce cadre-là, il faut être très attentif concernant les discussions qui existent au sujet du traité de l'OMS sur la préparation aux pandémies et la critique à l'OMS: sans l'OMS, nous n'aurions pas su ce qui arrivait et ce sera aussi le cas à l'avenir.

Hormis la surveillance génomique, qui est importante - je l'ai rappelé -, il est illusoire de penser que l'on peut voir arriver des problèmes qui peuvent concerner la totalité de la planète en restant enfermé entre nos quatre murs. On l'a vu avec le COVID-19, il faut d'excellentes relations avec l'extérieur et recevoir des informations fiables. Que les informations n'aient pas été complètement fiables au début, c'est le moins que l'on puisse dire et c'est un vrai problème. C'est aussi à cela que l'on doit travailler pour améliorer la situation.

Je vous invite à rejeter la motion.