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Epiney Simon · Ständerat · 2003-03-06

Epiney Simon · Ständerat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2003-03-06

Wortprotokoll

La politique régionale a de tout temps été le ciment de la cohésion nationale. Elle est un instrument qui a fait ses preuves et est d'ailleurs citée en exemple au sein de l'Union européenne qui essaie d'imiter les activités que nous y avons déployées. Elle puise son fondement dans la nécessité de permettre à chaque région de vivre décemment. Surtout, elle permet aux Suissesses et aux Suisses de vivre décemment d'une part, et de vivre leurs propres différences d'autre part. Chaque Suisse a le droit d'exister économiquement. La politique régionale a fait en sorte que chacun a pu, dans le pays, y trouver son compte grâce à l'Etat fédéral qui a appliqué une espèce de péréquation permanente. Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les alinéas 2 et 3 de l'article 2 de la Constitution fédérale énoncent respectivement: "Elle (la Confédération) favorise la prospérité commune, le développement durable, la cohésion interne et la diversité culturelle du pays", et "elle veille à garantir une égalité des chances aussi grande que possible."

Dans beaucoup de régions de notre pays, la diversification économique est un leurre. En particulier, le tourisme est une carte que l'on est forcé de jouer, un passage obligé. A ce titre, la politique régionale a permis d'enrayer l'exode rural, elle a permis à toute une frange de la population d'accéder à un revenu décent, de donner à ses enfants une éducation semblable à celle des régions urbaines. Elle a également permis d'équiper ces régions d'infrastructures qui sont indispensables pour maintenir une occupation décentralisée du territoire. Elle a permis aux citadins, aux touristes de trouver, dans n'importe quel endroit du pays, des infrastructures d'accueil qui sont agréables, et, bien sûr, un cadre de vie accueillant en général.

La politique régionale a donc joué un rôle essentiel dans ce pays. Elle a permis de cimenter davantage la cohésion nationale et sociale. Les réponses que le Conseil fédéral a données à l'interpellation Stadler sont des réponses technocratiques et décevantes. J'espère, Monsieur le Conseiller fédéral, que dans votre nouvelle fonction, vous saurez le moment venu être à l'écoute de toutes les régions de ce pays.