Lexipedia

Sommaruga Carlo · Ständerat · 2024-03-04

Sommaruga Carlo · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-03-04

Wortprotokoll

Comme, pour des raisons personnelles, je n'avais pas pu assister aux débats en commission, je ne souhaitais pas prendre la parole. Puisque le débat s'ouvre, j'entends aussi amener quelques réflexions.

Aujourd'hui, dans le journal "Le Courrier", à la page 10, il y a un article intéressant sur le lait équitable, qui est très convoité en Suisse. Cet article parle d'une coopérative, qui s'appelle Faireswiss et qui essaie de valoriser le lait bio et de payer aux paysans un prix correct leur permettant d'assumer et de couvrir les frais de production et leur garantissant un revenu. Quand on lit cet article, on constate que cela concerne un nombre très limité de producteurs de lait, parce que ce lait n'est pas encore assez distribué. En optant pour ce lait, les consommateurs s'engagent à payer le lait à un prix plus cher et, en même temps, à réduire les marges des distributeurs, qui sont relativement élevées.

Je rappelle encore qu'il y a quelque temps, une fuite a révélé que les distributeurs et les transformateurs de lait obtiennent des marges relativement importantes. Celles-ci font que les producteurs de lait ne bénéficient pas d'un prix leur permettant d'assurer les coûts d'exploitation et un revenu. Dans ces conditions, il est clair que la motion qui nous est présentée aujourd'hui permet de donner un signal important dans la direction d'assurer un prix avec lequel les producteurs peuvent couvrir leurs coûts.

J'ai vu et j'ai entendu les paysans qui étaient dans les rues de Genève avec leurs tracteurs et qui disaient qu'aujourd'hui il y avait un problème pour eux, qu'il y avait un problème de revenu.

Dans ces conditions, je pense qu'il y a lieu de soutenir cette motion.

Peut-être qu'à la fin de mon intervention, je pourrais encore déclarer mon lien d'intérêt. Il est vrai que mon beau-père, qui est décédé, avait une ferme avec des vaches laitières à Genève. Quand il est décédé, aucun de ses enfants n'a souhaité reprendre la ferme. Pourquoi? Parce qu'en fait la production ne permettait plus de vivre. Je pense qu'aujourd'hui, la proposition de minorité de M. Salzmann est effectivement une des réponses qui permettrait d'éviter qu'encore d'autres de ces fermes ne se ferment alors qu'elles sont indispensables pour notre pays.

Merci de soutenir la proposition de minorité.