Nordmann Roger · Nationalrat · 2024-03-14
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2024-03-14
Wortprotokoll
Au plan démocratique, cette décision interroge deux fois. D'abord parce que, globalement, le projet de loi n'est pas à la hauteur des objectifs climatiques qui ont été fixés dans la loi sur le climat et l'innovation et approuvés par le peuple, par 59 pour cent, en juin de l'année passée. Ensuite parce que la commission du Conseil des Etats n'a vraiment pas été coopérative dans l'idée d'essayer de trouver une convergence. C'est l'esprit même de la procédure d'élimination des divergences et la commission du Conseil des Etats a tout fait pour obtenir la politique climatique la plus faible.
J'ai entendu les excuses de M. Bäumle et j'aimerais prendre sa défense. Il a essayé de construire un compromis. Le problème n'est pas la tentative de compromis construite par M.[NB]Bäumle, mais l'attitude fondamentalement peu constructive de la commission du Conseil des Etats - il faut le dire clairement - n'est pas acceptable. J'attends de la commission du Conseil des Etats qu'elle soit, dans les prochaines discussions, plus constructive.
Maintenant, faut-il pour autant rejeter la loi? Bien évidemment que non. Il faut soutenir cette loi. Il faut voter oui à cette loi. D'une part, parce qu'elle poursuit les efforts de réduction des émissions des voitures. Si cette loi est acceptée, en 2030, 60 pour cent des voitures devront être à traction électrique et, sans cela, il n'y aura pas de progrès en la matière. Comme l'a dit M. Clivaz, les autres mesures de protection du climat s'arrêteraient en quelque sorte sans cette loi. Il faut absolument que cette loi soit acceptée. Elle fonctionnera pendant cinq ans, et il est clair qu'il faudra faire du meilleur travail pour la prochaine période législative.
Je vous invite donc à soutenir la proposition de la commission.