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Broulis Pascal · Ständerat · 2024-05-27

Broulis Pascal · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2024-05-27

Wortprotokoll

J'aimerais d'abord remercier le Conseil fédéral pour sa réponse et l'encourager à être attentif à la question du sport. Dans l'Antiquité, on disait "un esprit sain, un corps sain", devise qui a été reprise par le CIO. Aujourd'hui, le sport, c'est plus qu'une activité accessoire; il a trait à l'économie, mais également à la recherche ou encore à l'intégration. Les jeunes qui s'installent en Suisse passent souvent par la filière du sport, aussi pour comprendre le pays et s'intégrer dans le pays. Le sport est également un soft power: au niveau politique, il est important, car ses grandes fédérations permettent de créer des contacts, d'avoir sur le territoire suisse - un peu comme les ONG ou la Genève internationale - la possibilité de dialoguer avec le monde. C'est de la politique, mais c'est aussi de la géopolitique. Il y a quelques jours, l'UEFA rappelait que la mise en place de l'UEFA était un acte politique. Aujourd'hui, cela reste un acte politique, notamment pour des pays comme la Géorgie qui ont rejoint cette grande fédération internationale.

Le Conseil fédéral a relevé qu'il n'y avait pas, pour l'heure, de départs, hormis une ou deux fédérations qui ont annoncé se réorganiser. Par contre, depuis cette réponse, la Fifa a modifié ses statuts, ce qui constitue un enjeu quand même important pour la Suisse. Cela relève, comme je l'ai souligné, de la géopolitique, du soft power, et il faut que l'on puisse continuer à dialoguer et à garder ce genre de fédérations en Suisse.

Ensuite, le Conseil fédéral a relevé - et là, je l'encourage et remercie la présidente de la Confédération -, dans le cadre du message en préparation sur la stratégie relative au multilatéralisme et à l'Etat hôte 2026-2029, qu'il mènera un travail approfondi avec les cantons concernés, mais aussi avec les fédérations, pour qu'on puisse continuer à trouver un chemin vers le dialogue avec ces grandes fédérations sises sur le territoire suisse. Pour conclure, le Conseil fédéral a relevé que les fédérations internationales sportives étaient importantes pour la Suisse, qu'elles donnent aussi un très fort rayonnement à la Suisse et des retombées économiques majeures.

J'encourage donc le Conseil fédéral à continuer de mener ce dialogue et à l'enrichir, d'autant plus qu'il ne reste qu'une cinquantaine de jours avant l'ouverture des Jeux olympiques de Paris et que M. Macron, qui, d'ailleurs, souhaite même déloger les fédérations de Suisse pour les faire venir à Paris, a aujourd'hui deux agendas: celui des sports d'été, avec la compétition de 2024, et, six ans plus tard, les sports d'hiver. Cela veut donc dire qu'il y aura un dialogue permanent avec ces grandes fédérations internationales, qui sont presque toutes en Suisse. Je remercie le Conseil fédéral de poursuivre ce dialogue.