Lexipedia

Cuche Fernand · Nationalrat · 2003-06-03

Cuche Fernand · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2003-06-03

Wortprotokoll

En ce qui concerne les deux propositions de minorité, je dirai à l'intention de M. Schlüer que cette tâche va vraisemblablement durer. Cela a été dit et redit, nous ne sommes pas dans une zone qui va être sécurisée dans les mois qui viennent. Il faut rappeler ici que nous avons des officiers de l'armée qui sont notamment sur la ligne frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord depuis un certain nombre d'années. Et je crois que le bilan de cette présence doit quand même être considéré comme positif.

Vous parlez d'une tâche inutile! On a eu tout à l'heure le débat sur l'utilité d'investir encore dans une force d'aviation dissuasive et moderne. Sur ce point-là aussi, le débat reste ouvert quant à l'utilité de tels équipements! En outre, dans le cadre de la sensibilité politique très présente dans votre parti, vous pouvez peut-être comprendre que, si nous sommes présents dans cette région pour essayer de la sécuriser, pour que les gens puissent trouver un espace de vie où ils ont envie de rester, c'est peut-être aussi pour prévenir et limiter des phénomènes migratoires. Oui, on peut regretter que le Conseil fédéral ait envoyé ces deux officiers avant la ratification par le Parlement! Eh bien, on va peut-être le faire aujourd'hui, tout en rendant attentif le Conseil fédéral au fait que le Parlement a envie de pouvoir ratifier avant que les gens ne partent.

A M. Günter, je dirai qu'il est possible qu'il y ait collusion avec des intérêts particuliers, des visées expansionnistes de la part du gouvernement américain. Mais là, il y a quand même eu un mandat de l'ONU pour cette intervention. C'est vrai, les seigneurs de la guerre sont toujours en place, et [PAGE 777] peut-être que dans la stratégie américaine et dans celle de l'ONU, on ne s'est pas suffisamment informé sur les enjeux culturels et sociologiques et sur les rapports de force dans cette région et qu'on les a mal mesurés. Nous devons reconnaître effectivement qu'il y a eu là une intervention qui ressemble un peu à celle d'un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Alors, est-ce qu'on va se retrouver avec des demandes d'interventions du côté de l'Irak? Je rappelle simplement que toute nouvelle demande de présence de soldats suisses ou d'officiers suisses à l'étranger doit passer devant le Parlement. Je pense, au nom de la majorité de la commission, que c'est une situation qui est sous contrôle.