Poggia Mauro · Ständerat · 2024-09-26
Poggia Mauro · Ständerat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2024-09-26
Wortprotokoll
C'est aussi un raté, mais pas chirurgical.
Le diabète est une maladie sournoise. Tout le monde est conscient du problème, mais peut-être pas de son ampleur. C'est certainement la maladie qui posera le plus de difficultés dans les dix à vingt prochaines années. C'est une maladie qui avance à bas bruit, dont on constate la présence souvent trop tard, et pour laquelle il est difficile de revenir en arrière, alors que des gestes simples de la vie quotidienne peuvent éviter son aggravation.
Ici, il n'est pas question de lutter contre la maladie, même si c'est une priorité en matière de santé publique. Ici, il est question d'examiner les conséquences de cette maladie sur la vie professionnelle. J'ai bien pris note de l'avis du Conseil fédéral, selon lequel il ne s'agit pas de créer des catégories entre les personnes qui sont victimes d'atteintes à la santé ayant un impact sur la capacité professionnelle, et je peux parfaitement partager cette position. Le problème est, en ce qui concerne le diabète, que lorsqu'il apparaît, beaucoup de personnes sont déjà en emploi. Or, il y a des règles, et souvent dans le domaine public, qui interdisent d'employer des personnes diabétiques. Ce sont des règles qui ont été adoptées il y a fort longtemps, lorsque le diabète était une maladie lourdement handicapante, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui grâce à l'évolution de la technique et de la technologie dans ce domaine, qui permet d'obtenir des injections automatiques d'insuline en fonction des besoins de l'organisme. Malgré cela, ces personnes sont victimes de discrimination sur le marché du travail, alors qu'elles pourraient parfaitement poursuivre leur activité professionnelle. [PAGE 975]
Cela étant, je vais retirer mon postulat, mais je demande au Conseil fédéral de rester attentif à cette question. Le diabète, c'est la maladie de tout un chacun, si je peux dire cela. Cela peut nous arriver à toutes et tous, à nos proches, à n'importe quel moment. Et lorsqu'il arrive, il s'agit de trouver des solutions. Donc, je suis d'accord qu'il ne faut pas faire de discrimination parmi celles et ceux qui sont déjà discriminés compte tenu de leur situation personnelle, mais un regard tout à fait particulier et vigilant à l'égard de cette maladie serait le bienvenu.
Je retire mon postulat.