Binder Max · Nationalrat · 2003-06-13
Binder Max · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2003-06-13
Wortprotokoll
1. Bundesbeschluss zur Neugestaltung des Finanzausgleichs und der Aufgabenteilung zwischen Bund und Kantonen
1. Arrêté fédéral concernant la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons
[VS]
Art. 62 Abs. 3
Antrag der Mehrheit
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
[VS] [PAGE 989]
Antrag der Minderheit
(Goll, Berberat, Bühlmann, Fässler, Gross Jost, Marti Werner, Rossini, Strahm)
Bund und Kantone sorgen ....
[VS]
Antrag Graf
Bund und Kantone sorgen für ausreichende schulische Fördermassnahmen zugunsten aller behinderten Kinder und Jugendlichen ....
Schriftliche Begründung
Im Sinne der Bemühungen zur Behindertengleichstellung wie auch im Hinblick auf die Finanzfolgen für die Sozialsysteme ist es im allgemeinen Interesse, dass auch behinderte Kinder und Jugendliche die bestmögliche Ausbildung erhalten und nicht von vornherein in die typische Behindertenkarriere "Sonderschule, Heim/Werkstätte, Rente" gedrängt werden. Absatz 2, wonach der Grundschulunterricht allen Kindern offen stehen soll, ist bezüglich behinderter Kinder und Jugendlicher nur dann praktikabel, wenn hierfür begleitende Fördermassnahmen zur Verfügung stehen. Diese sind darum nicht einseitig an Sonderschulen zu binden.
[VS]
Antrag Suter
Bund und Kantone fördern die Integration behinderter Kinder oder Jugendlicher in die Regelschule. Sie sorgen für eine Grundschulung, welche den besonderen Bedürfnissen von behinderten Kindern und Jugendlichen angepasst ist, längstens bis zum vollendeten 20. Altersjahr.
Schriftliche Begründung
Ausgangslage
Der Bund will sich aus der bisherigen Mitfinanzierung bei der Schulung behinderter Kinder zurückziehen. Die Umsetzung und Finanzierung soll, wie bei nichtbehinderten Kindern, künftig nur noch durch die Kantone erfolgen. Diese Ausrichtung wäre aus Sicht der Gleichstellung zu begrüssen, wenn damit nicht die Gefahr verbunden wäre, dass die Schulung behinderter Kinder in Zukunft je nach Kanton Qualitätseinbussen erfahren würde.
Für den NFA schlägt der Bundesrat vor, bei Artikel 62 der Bundesverfassung neu einen Absatz 3 einzufügen, gemäss dem die Kantone bis längstens zum vollendeten 20. Altersjahr für eine ausreichende Sonderschulung aller behinderten Kinder sorgen. Aus der Spezialkommission des Nationalrates zum NFA liegt aber ein Minderheitsantrag vor, der nebst den Kantonen, wie bisher, auch den Bund in die Pflicht nehmen will.
Bundesrechtliche Vorgaben
Die verfassungsrechtliche Grundlage über das Schulwesen auf der Stufe Grundschule (Art. 62 Abs. 2 BV) bzw. Primarschule (Art. 27 Abs. 2 aBV) wurde im Rahmen der "Nachführungsreform" einerseits im Wortlaut geändert, indem die Kantone in der alten Verfassung für genügend Primarunterricht zu sorgen hatten, während sie nach der geltenden Formulierung in Artikel 62 Absatz 2 der Bundesverfassung für einen ausreichenden Grundschulunterricht, der allen Kindern offen steht, sorgen. Zusätzlich erfolgte eine grundrechtliche Verankerung des Anspruchs auf Grundschulunterricht in Artikel 19 der Bundesverfassung.
Gemäss Botschaft des Bundesrates zur Reform der Bundesverfassung, 1996, S. 277, wurde zum Artikel über das Schulwesen festgehalten, dass die Schulen "grundsätzlich in die alleinige Kompetenz der Kantone" fallen. Diese haben folgende bundesrechtliche, auf Gesetzesstufe nicht näher bestimmte Anforderungen zu beachten: "Der Unterricht muss qualitativ und räumlich/organisatorisch ausreichend sein. Für Behinderte ist eine ihren Fähigkeiten angepasste Schulung vorzusehen." Somit kann davon ausgegangen werden, dass Artikel 62 Absatz 2 der Bundesverfassung die Grundschulung auch der behinderten (und damit aller) Kinder mit einschliesst.
Gemäss Artikel 20 Absatz 1 BehiG sorgen die Kantone dafür, dass behinderte Kinder und Jugendliche eine Grundschulung erhalten, die ihren besonderen Bedürfnissen angepasst ist. In Artikel 20 Absatz 2 BehiG fördern die Kantone die Integration behinderter Kinder und Jugendlicher in die Regelschule. Diese beiden gesetzlichen Normen stützen sich heute auf Artikel 8 der Bundesverfassung.
Aufgrund dieser aktuellen verfassungsrechtlichen und gesetzlichen Grundlagen ist die Schulung behinderter Kinder bereits Sache der Kantone.
Zusammenfassung
Bereits heute sichert die Verfassung den ausreichenden Grundschulunterricht für alle Kinder, indem auch für behinderte Kinder eine ihren Fähigkeiten angepasste Schulung vorzusehen ist (vgl. Bundesverfassung und erläuternden Botschaftstext).
Das Behindertengleichstellungsgesetz verlangt, dass behinderte Kinder und Jugendliche eine Grundschulung erhalten sollen, die ihren besonderen Bedürfnissen angepasst ist.
Die für den NFA vorliegende Verfassungsänderung soll daher auf diese bundesrechtlichen Vorgaben abgestimmt werden, indem nicht mehr von ausreichender Sonderschulung gesprochen wird, sondern von der Integration in die Regelschule und in die Grundschule als gemeinsame Aufgabe von Bund und Kantonen.
[VS]
Art. 62 al. 3
Proposition de la majorité
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
[VS]
Proposition de la minorité
(Goll, Berberat, Bühlmann, Fässler, Gross Jost, Marti Werner, Rossini, Strahm)
La Confédération et les cantons pourvoient ....
[VS]
Proposition Graf
La Confédération et les cantons pourvoient à des mesures d'encouragement scolaire suffisantes en faveur de tous les enfants et adolescents handicapés, jusqu'à ....
Développement par écrit
Eu égard aux efforts consentis en faveur de l'égalité des handicapés, mais aussi aux dépenses que doivent supporter les assurances sociales, l'intérêt de tous est d'éviter autant que possible que les enfants et les adolescents handicapés soient cantonnés au cursus habituel "institution spécialisée, home/atelier, rente", et donc de faire en sorte qu'ils reçoivent la meilleure formation possible. Or, l'alinéa 2, qui prévoit que l'enseignement de base est ouvert à tous les enfants, ne pourra s'appliquer aux enfants et aux adolescents handicapés que s'ils font l'objet de mesures d'accompagnement, sans que celles-ci concernent uniquement les institutions spécialisées.
[VS]
Proposition Suter
La Confédération et les cantons encouragent l'intégration des enfants et des adolescents handicapés dans l'école régulière. Ils pourvoient à l'enseignement de base, qui est adapté aux besoins spécifiques des enfants et des adolescents handicapés, jusqu'à l'âge de 20 ans révolus au plus.
Développement par écrit
Situation initiale
La Confédération entend abandonner le cofinancement qu'elle assurait jusqu'à lors en matière d'instruction des enfants handicapés. La mise en oeuvre et le financement devraient à l'avenir être du ressort exclusif des cantons, comme c'est le cas pour les enfants non handicapés. Du point de vue de l'égalité, il conviendrait de saluer cette orientation, mais en l'occurrence, le risque de voir l'instruction des enfants handicapés subir à l'avenir une perte de qualité en fonction du canton y est directement lié.
Dans le cadre de la RPT, la Confédération propose d'intégrer un nouvel alinéa 3 à l'article 62 de la constitution, lequel stipule que les cantons pourvoient à un enseignement spécial suffisant pour tous les enfants handicapés jusqu'à l'âge de 20 ans révolus. Mais la commission spéciale du Conseil national chargée de la RPT dispose d'un amendement de minorité qui prévoit d'engager non seulement les cantons, comme c'est le cas aujourd'hui, mais aussi la Confédération. [PAGE 990]
Dispositions de droit fédéral
Le fondement constitutionnel relatif à l'enseignement au niveau de l'école primaire (art. 62 al. 2 cst.) ou école primaire (art. 27 al. 2 aCst.) a été modifié dans le cadre de la "réforme du droit constitutionnel" d'une part quant à la teneur, puisque les cantons devaient, selon l'ancienne constitution, pourvoir à un enseignement de base suffisant, tandis qu'ils pourvoient, d'après la formulation en vigueur à l'article 62 alinéa 2, à un enseignement primaire suffisant, destiné à tous les enfants. Par ailleurs, l'ancrage légal du droit à un enseignement de base était concrétisé à l'article 19 de la constitution.
Selon le message du Conseil fédéral concernant la réforme de la Constitution fédérale, 1996, p. 277, il était consigné, à propos de l'article sur l'enseignement, que les écoles sont "par définition du ressort exclusif des cantons". Ceux-ci doivent respecter les dispositions de droit fédéral suivantes, qui n'ont pas été décrites plus précisément dans le cadre d'une loi: "L'enseignement doit être suffisant quant à la qualité et à l'aménagement des bâtiments. En ce qui concerne les handicapés, il convient de prévoir une instruction qui corresponde à leurs capacités." Il est donc possible de supposer que l'article 62 alinéa 2 de la constitution inclue également l'enseignement de base des enfants handicapés (et donc de tous les enfants).
Selon l'article 20 alinéa 1er de la loi sur les handicapés (Lhand), les cantons veillent à ce que les enfants et les adolescents handicapés bénéficient d'une instruction de base qui corresponde à leurs besoins spécifiques. A l'article 20 alinéa 2 Lhand, les cantons encouragent l'intégration des enfants et des adolescents handicapés dans l'école régulière. Ces deux normes légales s'appuient aujourd'hui sur l'article 8 de la constitution.
Selon ces bases constitutionnelles et légales actuellement en vigueur, l'instruction des enfants handicapés est déjà du ressort des cantons.