Parmelin Guy · Bundesrat · 2024-12-12
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2024-12-12
Wortprotokoll
Je ne crois pas que l'on puisse dire, Monsieur le conseiller national Roduit, que l'on a un temps de retard. Je l'ai dit, et l'expérience le montre, la lutte contre plusieurs de ces nouveaux ravageurs est extrêmement difficile, même quand on les a détectés suffisamment tôt, ce qui est le cas du scarabée japonais, puisqu'il était dans le nord de l'Italie et s'attaquait particulièrement aux [PAGE 2358] vignes. Quand un insecte ne s'attaque qu'à une plante, cela va beaucoup mieux. Mais cet insecte s'attaque à plus de 300 plantes hautes. Vous voyez donc la difficulté s'il se dispersait aussi dans la forêt ou sur d'autres plantes ornementales.
Ce que nous avons fait - je l'ai dit dès 2018, où j'étais personnellement allé à Changins, à l'époque, pour voir les travaux de recherche au moyen de champignons entomopathogènes, de nématodes, de mouches parasites et d'insectes -, c'est financer toutes ces études, et mettre en pratique des mesures. Il y a certaines efficacités, c'est indéniable, mais est-ce que c'est suffisant? C'est difficile à dire.
Nous avons eu à faire face à un autre obstacle, à savoir que nous avons dû faire pression sur certains cantons, quand cet insecte s'est attaqué à des terrains de sport, parce que si nous avions laissé faire, il se serait dispersé ailleurs, dans des cultures. Cet aspect d'explication, de conviction, est peut-être le plus gros handicap auquel nous nous heurtons.