Fivaz Fabien · Ständerat · 2025-09-08
Fivaz Fabien · Ständerat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2025-09-08
Wortprotokoll
Nous avons déjà vécu une situation similaire en Suisse. Je fais partie de la dernière volée avant Bologne, j'ai obtenu mon diplôme universitaire de biologiste à l'Université de Neuchâtel en 2002 et, dès 2003, l'Université de Neuchâtel a commencé à délivrer des bachelors et des masters à la place du diplôme universitaire. En Suisse, cela n'a jamais posé problème de se présenter à un poste avec un diplôme universitaire, par contre, lorsque vous alliez à l'étranger, par exemple pour faire un doctorat, très vite, on vous demandait une équivalence. J'ai dû demander une équivalence à mon université. Ensuite on m'a demandé combien de semestres j'avais étudié à l'Université de Neuchâtel. J'ai répondu entre cinq et six. Je me suis retrouvé dans la situation où le diplôme de l'Université de Neuchâtel était dévalorisé à l'international, parce qu'on était exactement dans cette situation transitoire où l'on passait de l'ancien système au nouveau. Aujourd'hui, dans la formation professionnelle supérieure, on en est un peu au même stade, les formations se sont énormément internationalisées. Je pense que quelqu'un qui postule aujourd'hui avec un diplôme de la formation professionnelle supérieure dans une entreprise, dans le canton de Bâle, est en concurrence avec des gens qui viennent de l'étranger et qui ont, eux, s'ils ont obtenu leur diplôme en Allemagne ou en Autriche, ce complément qui est celui du "Professional Bachelor" ou du "Professional Master". Dans ce sens, je pense vraiment qu'il est important de garder ce niveau, cette excellence qui existe dans la formation professionnelle[NB]supérieure,[NB]que[NB]ce[NB]soit[NB]avec[NB]le[NB]brevet ou le diplôme.
Dernier point, je trouve que la problématique de l'article 44a alinéa 1 lettre c - Mme Chassot a déjà dit beaucoup de choses à ce sujet - est la suivante. J'ai un peu peur qu'on crée avec la proposition de la majorité de la commission une différence entre les brevets et diplômes des personnes qui ne suivent pas forcément une formation dans une école supérieure et ceux des personnes qui le font dans une école [PAGE 744] supérieure. Finalement, c'est un peu comme la différence entre une formation duale ou non. J'ai un peu peur que en introduisant cette différence entre les deux, en introduisant ce "in", ce "en", en différenciant en trois volets, on dévalorise le brevet par rapport au diplôme des écoles supérieures.
Je vous propose de suivre la minorité I (Chassot).