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Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · 2003-09-16

Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2003-09-16

Wortprotokoll

Monsieur Schlüer, je n'ai pas de commentaire particulier à faire sur l'interpellation de votre groupe, pas de commentaire supplémentaire à ajouter à ceux qui sont dans la réponse qui vous a été donnée par le Conseil fédéral.

Sur les deux autres questions qui me sont directement adressées, vous avez dit tout d'abord que je m'étais déclarée ennemie des Etats-Unis. Quant à moi, je ne sais pas d'où vous sortez de pareilles déclarations, Monsieur Schlüer. Adressées à moi, elles me choquent énormément. Dans tout ce que j'ai fait jusqu'ici, dans les discussions, dans l'attitude de la Suisse lors du conflit irakien, je n'ai cessé de positionner la Suisse de façon objective et neutre. Mais neutre ne signifie pas muette, et la Suisse a des positions de pays neutre que j'ai exprimées en tant que telles.

Concernant l'interview donnée, puisque vous en faites mention, au journal autrichien: la question se référait au conflit irakien, et de fait, les positions française et allemande, en faisant référence à l'ONU et au droit international public, ont rejoint la position de la Suisse. Cela, c'est un fait. Pour un pays qui est, comme l'Autriche, membre de l'Union européenne, les jugements portent sur les positions à l'intérieur de l'Union européenne.

Pour ce qui concerne ensuite la visite du ministre des affaires étrangères israélien: je tiens à préciser ici, et je vous remercie d'avoir posé la question, que les entretiens se sont déroulés dans une atmosphère tout à fait sereine, et non pas une atmosphère maussade - je ne me rappelle plus les termes que vous avez utilisés, mais en tout cas, cela ne correspond pas à la façon dont se sont déroulés ces entretiens. Mais tout de même, Monsieur Schlüer, la Suisse ne pouvait pas accepter les explications officielles de M. Shalom, selon lesquelles les balles qui ont touché la voiture de notre représentant auprès de l'Autorité autonome palestinienne, M. Joris, avaient été là par hasard, ou étaient le fait d'un ricochet. La Suisse a envoyé deux experts en balistique pour examiner la voiture de notre représentant, qui en plus était une voiture clairement identifiée, avec le drapeau suisse sur le capot. Ma demande à M. Shalom était d'accepter que le rapport définitif de ces experts puisse être transmis à l'avocat général israélien chargé de traiter ce dossier, ce qui a été accepté par M. Shalom.