Polla Barbara · Nationalrat · 2003-09-22
Polla Barbara · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2003-09-22
Wortprotokoll
Mais que fait donc la Swisscoy? Cette compagnie de services sur mesure de 220 personnes au plus contribue à l'aide d'urgence et à la stabilisation du Kosovo - de moins en moins, d'ailleurs, à l'aide d'urgence et de plus en plus à la stabilisation -, tout en assurant désormais sa propre sécurité. L'aide humanitaire concerne le logement, la reconstruction et la rénovation d'écoles, de routes, de ponts, la distribution et l'aide dans les domaines de l'eau, de l'agriculture et du bétail. La Swisscoy s'occupe aussi de coopération technique et des infrastructures, tout particulièrement dans le domaine de l'eau. Elle fournit un travail constant dans le domaine des rapports de propriété, de l'encouragement de l'Etat de droit et de la démocratie.
Ce que fait la Swisscoy est parfaitement en adéquation avec nos valeurs. C'est modeste, certes, mais bien réel sur le terrain. Pour le groupe libéral, il est hors de question que nous renoncions à l'engagement de la Swisscoy, comme le propose la minorité Schlüer. Quand M. Schlüer dit que nous n'aurions pas dû investir 2 milliards de francs dans la compagnie Swissair, je suis d'accord, mais je ne vois pas vraiment le rapport avec ce dont nous parlons aujourd'hui.
Nous ne voulons pas renoncer à cet engagement parce que ce serait renoncer à des parcelles de l'esprit suisse, à des parcelles de l'engagement suisse pour la paix et de notre participation au Partenariat pour la paix, de la neutralité active de notre pays, de la générosité suisse - même si on la voudrait plus grande encore - et de la volonté suisse d'aide sur le terrain qui est, dois-je vous le rappeler, Monsieur Schlüer? un élément fondamental de notre politique d'asile. Rappelons encore que les missions de la Swisscoy sont régulièrement contrôlées et adaptées, que le processus de relève est en cours, ainsi que le transfert de l'engagement civil vers la reconstruction des structures sociales, politiques et économiques.
Quand on regarde vraiment ce que fait la Swisscoy, je crois qu'on peut rassurer le porte-parole du groupe écologiste et lui dire que si les soldats sont enthousiastes, ce n'est pas parce qu'ils conduisent des actions militaires, mais parce qu'ils conduisent des actions réellement utiles, et je pense que c'est une grande satisfaction d'être utile, surtout quand il y a une adéquation aussi forte par rapport aux valeurs de notre pays.
Finalement, j'aimerais souligner que le rapport dit qu'en termes de stratégies d'avenir, "l'accent devra être mis là où se situe le défi principal pour la communauté internationale et la Suisse, soit la lutte contre le crime organisé .... La police militaire et le renseignement peuvent constituer des domaines de tâches potentiels pour une contribution élargie de la Suisse destinée à soutenir la police civile." (p. 1307) Voilà donc une autre situation - outre celle, controversée, de mon propre canton - où l'on évoque au plus haut niveau le soutien possible par des structures militaires pour effectuer des tâches civiles de police.
Pour le groupe libéral, il ne s'agit pas seulement de prendre acte du rapport, mais de l'approuver en soulignant toute la fierté que l'action de la Swisscoy inspire; et, bien sûr, de soutenir le développement et la poursuite de cette action.