Bernasconi Madeleine · Nationalrat · 2003-09-22
Bernasconi Madeleine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-09-22
Wortprotokoll
En complément aux propos de mon préopinant, j'ajoute, Monsieur Schlüer, qu'avec votre proposition de minorité, on est dans un certain flou. D'une certaine façon, vous critiquez que la Suisse s'engage dans de telles missions d'une façon générale, mais dans votre proposition de minorité, vous dites tout de même que l'armée peut être engagée au Kosovo jusqu'à fin 2004.
Vu la situation d'un pays tel que l'ex-Yougoslavie, qui a eu une histoire extraordinaire et extraordinairement difficile, comment voulez-vous que ce pays puisse se restructurer en si peu d'années? Il faut le recomposer alors qu'il avait été complètement manipulé et arrangé d'une autre façon pour une certaine politique. Maintenant, c'est une autre politique qu'on aimerait appliquer. Il me semble, Monsieur Schlüer, que la Suisse a un rôle important à jouer. Il me semble aussi que la Suisse ne peut pas être toujours en dehors de tout. Elle fait partie de l'Europe, elle est au coeur de l'Europe, elle fait partie de la planète Terre, de l'Univers. Il est vraiment très difficile - c'est peut-être ce qui nous différencie tout à fait, bien que je respecte votre façon de voir -, pour l'avenir de notre pays, que celui-ci se referme complètement sur lui-même. Il me semble important que nous puissions aussi amener nos valeurs, apprendre quelque chose de ces gens, mais aussi être présents. Même si vous dites dans votre proposition de minorité que vous êtes d'accord avec l'engagement de l'armée au Kosovo jusqu'à fin 2004, d'après tous les experts et compte tenu du travail qui a été fait, il paraît difficile, dans une année - moins d'une année puisqu'il faudra prendre une décision; et pour vous, ça devrait être la dernière -, de pouvoir prendre une décision et de recommencer ce débat. Il est important d'être présents, le Conseil fédéral a bien mentionné qu'il ferait un rapport en fonction de l'évolution de la situation et il sera toujours temps de prendre les bonnes décisions à un moment donné.
Alors, comme le rapporteur de langue allemande, je vous engage vivement à suivre la majorité de la commission et à voter cet arrêté pour un engagement de l'armée jusqu'à fin 2005, et pour qu'il puisse être rediscuté en fonction de l'évolution de la situation au Kosovo.