Keller-Sutter Karin · Bundesrat · 2025-12-04
Keller-Sutter Karin · Bundesrat · St. Gallen · 2025-12-04
Wortprotokoll
Monsieur le conseiller national Addor, la question que vous posez est tout à fait pertinente. Je viens de le dire, le Conseil fédéral respecte bien sûr la souveraineté du Parlement en matière de finances. Mais, voyez-vous, j'ai aussi regretté que, si l'on réduit le renchérissement à 0,1 pour cent, le Conseil fédéral n'a finalement plus de marge de manoeuvre, et il est un peu dépourvu dans sa fonction de partenaire social.
On s'est vu il n'y a pas longtemps, il y a à peu près dix jours. C'était sympa de voir tous les syndicats, mais finalement il n'y avait rien à discuter. On n'avait rien à négocier, parce que, à ce moment-là, les décisions étaient déjà tombées, en tout cas dans les Commissions des finances.
Avec mes deux casquettes - d'une part, je suis la cheffe du Département fédéral des finances et, d'autre part, je représente le partenariat social, donc l'employeur -, je crois que la Confédération doit quand même avoir une certaine marge de manoeuvre, une possibilité de parler avec les syndicats.
Enfin, je partage tout à fait votre respect non seulement pour les douaniers, mais aussi pour d'autres catégories de personnel. Et il est vrai que les gens comme les douaniers ou les militaires, qui restent très longtemps au service de la Confédération et qui ont des horaires de travail irréguliers, sont particulièrement touchés.