Parmelin Guy · Bundesrat · 2025-12-17
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2025-12-17
Wortprotokoll
Pour le Cervin, je vous demanderai de poser la question aux Valaisans. Je ne pense pas que le Conseil fédéral oserait se prononcer sur une telle question. Non, plaisanterie à part, Monsieur le conseiller national, le Conseil fédéral ne fait pas n'importe quoi. Je viens de le dire, on a, sur la base du "Joint Statement", préparé un mandat de négociation. Il a été soumis aux deux Commissions de politique extérieure qui connaissent donc les termes du mandat. C'est un cadre qui, même s'il est flexible, parce qu'il faut une marge de manoeuvre dans les négociations, est assez strict.
Vous avez parlé des poulets au chlore. Pour le moment, il n'y a pas d'engagement à acheter du poulet au chlore[NB]; on a accordé des contingents d'importation. Les 200 milliards d'investissements, ce sont des investissements du secteur privé. La Confédération n'investit pas. Elle favorise les possibilités d'investissement, mais elle essaye aussi de tout faire pour que le cadre en Suisse, dans notre pays, reste attractif pour les investisseurs, parce que le but n'est pas d'encourager l'économie à délocaliser. Mais je l'ai dit[NB]: il y a une tendance en ce sens. Si vous pensez à la pharma, elle nous a très clairement dit, et il y a déjà longtemps, que ses marchés principaux ce sont la Chine, ce sont les États-Unis, et que les entreprises veulent investir là-bas pour se rapprocher de leurs marchés.
Le Conseil fédéral va donc faire le maximum pour que les intérêts de la Suisse et de nos entreprises restent préservés. Je rappelle que nous avons aussi 99 pour cent de petites et moyennes entreprises qui, elles, ont besoin de ces marchés pour maintenir des postes de travail ici. Il en va des postes de travail en Suisse, il en va des finances des collectivités publiques et il en va du revenu et des salaires des familles.