Gapany Johanna · Ständerat · 2025-12-17
Gapany Johanna · Ständerat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion · 2025-12-17
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral l'a dit depuis le départ et on l'a d'ailleurs aussi appris au moment de la sortie du fameux rapport Gaillard[NB]: on a un problème au niveau des dépenses, mais pas prioritairement au niveau des recettes. Cette mesure concerne très clairement et typiquement les recettes. C'est aussi la dernière mesure que l'on doit prendre, parce qu'on parle d'hommes et de femmes qui ont travaillé toute leur vie, qui ont épargné, qui ont payé des impôts, qui ont conclu des contrats en tenant compte des règles en cours. Avec cette mesure, au dernier moment, on va changer les règles et ainsi punir cette épargne qu'on les a encouragés à faire durant toute leur vie professionnelle.
C'est aussi affaiblir encore plus la retraite des indépendants, puisqu'il y en a énormément qui sont touchés, en particulier par le deuxième et le troisième pilier. C'est également totalement contraire à tous les efforts que l'on fait. Le peuple a voté sur une treizième rente, on discute constamment ici de ce thème, on a discuté hier matin de défiscaliser les revenus des retraités, c'est constamment un thème au sein de cet hémicycle de savoir comment renforcer la situation financière des personnes qui sont à la retraite. Or, là, on voudrait l'affaiblir encore en venant puiser dans leur propre épargne, alors que, finalement, on en prend déjà une partie qui est déjà suffisamment conséquente.
J'y vois un autre problème[NB]: cette mesure concerne également les jeunes. On sait que c'est difficile quand on commence une vie professionnelle de se soucier de la question de la prévoyance, d'encourager les jeunes à mettre de côté, à épargner. Cette mesure enverrait encore un message supplémentaire négatif en disant que l'État va encore davantage taxer cette épargne.
Je vous propose vraiment de suivre la majorité de notre commission. C'est aussi ce qu'a souhaité la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Ce n'est pas un hasard, parce que l'on y traite constamment également de cette question-là. On a la possibilité aujourd'hui d'encourager l'épargne plutôt que de la punir. Je pense que c'est un message qui est déterminant et qui est aussi favorable à une population plus solide, indépendante et qui n'a pas besoin du soutien de l'État.